Dossier : les réformes du CAPES

Cliquez ici pour des informations sur les réformes annoncées (juin 2018) du CAPES

Dossier : certification en langues

Suite à l’arrêté Licence du 30 juillet 2018, le Premier Ministre aurait pris la décision en décembre dernier de rendre obligatoire une certification non pas en langue mais en anglais pour tous les étudiantes et étudiants inscrits dans une université française, et de faire exclusivement appel à des certificats du réseau ALTE comme le TOEIC ou le TOEFL.

La SAES représentée ici par son président et son bureau tient à exprimer son plus vif désaccord avec une telle décision pour les raisons suivantes:

–       L’exclusivité de l’anglais risque de se traduire à terme par la disparition des autres langues au sein des universités ;

–       Le choix du TOEIC ou du TOEFL va entraîner une régression en termes d’enseignement des langues à l’université en privilégiant un bachotage stérile en anglais contraire à l’esprit de plurilinguisme préconisé par le Conseil de l’Europe.

–       Le TOEIC (7M de candidats / an) et le TOEFL (2M 700 000 candidats / an) sont des certificats évaluant à partir de questions à choix multiple qui ne répondent pas aux besoins de communication des étudiant.e.s dans le cadre de leur intégration socio-professionnelle. Ils sont produits par une multinationale privée (ETS Global) et n’ont pas a priori vocation à venir suppléer ce qui pourrait sembler une défaillance du système public français.

Il n’est pas inutile de rappeler qu’il existe un certificat français accessible à tous, en 9 langues, dans 58 centres sur le territoire national, répartis en 11 grands pôles : le CLES. Il a été créé en 2000 expressément pour répondre aux besoins de l’université française, à moindre coût, avec une scientificité élevée, un effet très positif sur les pratiques d’enseignement en amont (entraînement dans tous les aspects de la communication), et une attractivité croissante auprès des étudiants et des professeurs. Ajoutons enfin que le CLES appartient au réseau NULTE (Network of University Language Testers in Europe) – pendant de ALTE au niveau universitaire.

La SAES tient à réaffirmer ici son soutien à la lettre ouverte adressée au Premier Ministre, le 24 janvier dernier, par le comité de pilotage du CLES et se tient à la disposition du Ministre pour toute demande d’information scientifique complémentaire.

Wilfrid Rotgé, au nom du bureau de la SAES

Président de la Société des Anglicistes
de l’Enseignement Supérieur

Voici la réponse de la coordination nationale du CLES (certification publique) sous forme de lettre ouverte au Premier Ministre, concernant la mise en place d’une certification en langue pour l’obtention de la licence.

Un certain nombre de collègues impliqués dans le secteur Lansad ont souhaité réagir après l’envoi d’un message par le Bureau de la SAES concernant la certification en langues  (voir plus haut) et nous ont fait parvenir un complément.

Comme cela est explicité dans ce complément, leur objectif n’est absolument pas de discréditer ou d’écarter le CLES, qui reste une certification de qualité face aux tests du privé, mais d’insister sur le fait qu’un dispositif de certification, quelle que soit sa qualité, ne saurait répondre de manière satisfaisante à la nécessité d’évaluer les compétences langagières d’étudiants spécialistes d’autres disciplines. In fine, la diversité des besoins des publics du secteur LANSAD requiert de se pencher sur les exigences de contenu spécialisé des cours de langues qui leur sont offerts de façon à s’assurer que les étudiants maîtrisent les compétences en langues étrangères nécessaires à leur intégration dans le monde professionnel.

L’objectif du bureau était simplement d’adresser un message fort pour indiquer que si un seul certificat devait être imposé à tous les étudiants de licence, nous préférerions que ce soit le CLES plutôt que l’un des certificats du privé très onéreux et ne répondant pas aux exigences de notre profession, le CLES ayant l’avantage d’être public, bon marché, et de susciter des pratiques d’enseignement en amont qui développent toutes les compétences langagières.

Bien évidemment, cela n’empêche pas la recherche en Lansad pour des certifications plus spécialisées.

le 2 avril 2019 : à l’assemblée nationale, 1 question d’une députée à ce sujet.

novembre 2019 : Communiqué de la Conférence des doyens des facultés des langues

D’autres actualités …….

Projet annoncé pour le nouveau format du capes

Information reçue  par le réseau des INSPEs le 21 novembre 2019 Dans le cadre de la réforme du concours, le ministère envisage d’organiser les différentes épreuves du concours de la manière suivante : deux épreuves écrites et deux épreuves orales. 1 – Les épreuves...
Le Brexit et les fonctionnaires britanniques

Le Brexit et les fonctionnaires britanniques

Suite à la publication du rapport du Sénat concernant les fonctionnaires de nationalité britanniques face au Brexit (qui a déjà circulé sur notre messagerie, voir http://www.senat.fr/rap/l18-092/l18-0924.html#toc61), le  bureau de la SAES vient d’écrire au...

juin 2018 : informations nouvel arrêté licence

Une information publiée le 15 juin sur Educpros: Le nouvel arrêté licence prendra effet au plus tard à la rentrée 2019 Compensation des notes, contrat de réussite pédagogique, organisation des parcours adaptés… Le projet d’arrêté licence qu’Educpros...