Le GALET (Groupement des Associations de Langues et d’ÉTudes étrangères)   regroupe les associations françaises de langues et d’études étrangères.

16 et 17 mars 2017 Etats généraux du GALET

Etats généraux du GALET  Réflexions sur la recherche en études étrangères et sur la place des langues dans l’enseignement supérieur Cité Universitaire Internationale. Jeudi 16 mars à partir de 13h30 et vendredi 17 mars 2017. Cliquez ici pour télécharger le programme.

8 février 2017 Réunion DEGSIP

Réunion DEGSIP – 8 février 2017 –

Point 1 de l’ODJ

Les attentes du GALET sont :

1) – Une meilleure connaissance par le ministère de l’Education de la recherche et de l’enseignement supérieur des activités de recherche, méthodologies, besoins, problématiques des membres de nos sociétés savantes, qui rassemblent à ce jour environ 4000 adhérents (enseignants-chercheurs, chercheurs, PRAGs et doctorants), dont certains seulement sont linguistes ou spécialistes de LANSAD (LANgues pour Spécialistes d’Autres Disciplines). Le chiffre est bien plus élevé si l’on prend en compte l’ensemble des spécialistes des langues et études étrangères, appelés aussi spécialistes d’une aire culturelle donnée. Cette connaissance doit prendre en compte l’existence de la linguistique comme champ disciplinaire distinct.

2) – Une plus grande visibilité, à la fois au sein des SHS et de l’université en général, des enseignantschercheurs spécialistes de l’étude d’une langue particulière (linguistes) ou d’aires culturelles spécifiques (littéraires, sociologues, historiens, politistes, spécialistes en arts visuels), membres pour la plupart des sections 11 à 15 du CNU, qui, s’ils enseignent souvent dans une langue étrangère, demandent à être identifiés comme chercheurs au même titre que les autres membres du CNU, notamment le groupe 4. Cette visibilité passe notamment, pensons-nous, par le décloisonnement des départements en SHS dont la structuration actuelle tend à opposer les « disciplines » aux « langues » donc à ignorer la présence des spécialistes de champs disciplinaires au sein des départements dits de langues. Elle peut aussi passer par la sémantique, voir plus bas.

3) – Une véritable place dans la réflexion sur la recherche en SHS dans les rapports (tel que le Livre Blanc de l’ESR récemment remis à Thierry Mandon), comme dans les appels à projet (ANR, H2020, etc.), notre place étant à l’heure actuelle marginale. Cette place doit être adossée – ce point est pour nous essentiel – à l’affirmation de notre qualité d’experts d’une aire culturelle spécifique. Notre demande à ce sujet repose sur la conviction qu’il continue d’être nécessaire de former des spécialistes d’aires géographiques et culturelles spécifiques — éloignées ou proches de nous — connaissant bien le terrain et ayant une excellente maîtrise de la langue de la zone étudiée.

4) – La valorisation de l’enseignement de toutes les langues et cultures étrangères à l’université, l’apprentissage des langues étrangères ne pouvant être détaché de la connaissance approfondie de la culture dont elles sont parties intégrantes. Si nous ne sommes pas tous enseignants de langues, nous formons les futurs enseignants de LANSAD. Les langues étrangères à l’université ne seront correctement enseignées que si elles le sont par des enseignants correctement formés.

5) – La prise en compte de la forte demande de la part des étudiants, comme du besoin urgent d’une expertise solide dans les domaines associés aux langues incorrectement dénommées « rares » — dont le japonais, le russe, le chinois, l’arabe, le coréen, l’italien, le portugais, et, bien paradoxalement mais pourtant depuis plusieurs années, l’allemand ; parallèlement la nécessité de revenir sur la tendance au « tout anglais » qui se fait au dépens de l’enseignement des autres langues à l’université — celles nommées ci-dessus ainsi que l’espagnol dont nous déplorons la disparition programmée dans certaines régions de France — mais également de l’anglais lui-même. La demande s’étend à l’ensemble du territoire français dans lequel nous observons de grandes disparités.

6) – Des moyens financiers et humains adéquats, en accord avec la spécificité de nos travaux, ceux-ci étant fondés sur une recherche qui se fait, là aussi par définition, en grande partie à l’étranger et souvent hors Europe, ou bien lorsqu’elle se fait de France, dans le cadre des laboratoires des équipes d’accueil (EA). Les moyens mis à disposition doivent aussi concerner les sources — notamment numériques — mises à disposition des chercheurs en France, les bibliothèques universitaires françaises ne pouvant, à cette heure et dans la très grande majorité des cas, rivaliser avec de nombreuses universités étrangères.

7) – Une appellation cohérente des sections 11 à 15 du CNU qui pourrait être désignées par le mot « études » suivi des adjectifs appropriés (germaniques, coréennes, italiennes, chinoises, arabes, japonaises, hispaniques, peut-être « anglophones », etc.), ou bien inclure le mot « cultures ». La désignation en effet « Langues et littératures » ne rend pas compte de l’ensemble des champs couverts. Nous proposons le terme « culture » plutôt que « civilisation », terme lui aussi controversé.

8) – La possibilité offerte à tous les enseignants-chercheurs de pouvoir bénéficier d’un vrai double rattachement à une unité de recherche en aires culturelles (y compris dans une autre université) ET à une unité de recherche locale dans leur discipline. Privés de cette possibilité, les enseignants-chercheurs en études étrangères ou aires culturelles, en particulier hors de la région Ile-de-France, ne sont pas incités à poursuivre leurs recherches sur et dans l’aire culturelle sur laquelle ils travaillent. En effet ils se retrouvent bien souvent isolés dans des équipes d’accueil pluridisciplinaires (alors que dans nos domaines, par définition, la recherche est déjà largement pluridisciplinaire). Cette situation d’isolement, ou d’absorption, nuit à l’activité de recherche.

Suite à la lettre du 16 février 2016 : compte rendu de l'entretien (mardi 29 mars 2016) au MENESR, 21 rue Descartes avec Pascale Laborier, conseillère SHS de Thierry Mandon, secrétaire d’Etat chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche

Pour lire le compte rendu, cliquez ici

16 février 2016 : lettre envoyée par le GALET à M. Thierry Mandon, Secrétaire d’Etat chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche

M. Thierry Mandon
Secrétaire d’Etat chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche
Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
1 rue Descartes – 75231 Paris cedex 05
Paris, le 13 février 2016

Monsieur le Secrétaire d’État
En tant que présidentes et présidents des associations de langues étrangères réunies au sein du
GALET (Groupement des Associations de Langues et d’ÉTudes étrangères), nous souhaitons par la
présente solliciter un rendez-vous, de manière à vous faire part de nos préoccupations et pouvoir
nous entretenir avec vous du rapport intitulé Pour une société apprenante. Propositions pour une
stratégie nationale de l’enseignement supérieur (StraNES), notamment de l’axe 2, « Développer la
dimension européenne et l’internationalisation de l’enseignement supérieur », qui nous concerne
tout particulièrement.
Nous considérons en effet que la situation de l’enseignement des langues, littératures et cultures
étrangères dans l’enseignement supérieur est extrêmement préoccupante alors qu’à l’heure de la
construction de l’Europe et de la mondialisation, elle devrait être en plein déploiement, voire
florissante. Les raisons de cette fragilité sont multiples. Elles sont liées à la mauvaise santé des
universités en général, due à une dotation budgétaire insuffisante, et à une précarisation de
l’enseignement et de la recherche. Elles sont liées aussi à la conception de l’enseignement des
langues en France, qui privilégie un plurilinguisme réduit le plus souvent à l’enseignement stricto
sensu de la pratique de la langue. Or, vous le savez comme nous, une langue ne se parle et ne s’écrit
bien que dans le cadre plus ample et riche de la connaissance de sa culture, de son histoire et de sa
littérature. Nous avons besoin en France de spécialistes de ces domaines pour comprendre nos
voisins.
Les membres des sociétés savantes que nous présidons s’inquiètent tout particulièrement du manque
de reconnaissance de la spécificité scientifique de nos disciplines, alors qu’il est, aujourd’hui plus
que jamais, de toute première importance de mieux comprendre non seulement les langues, mais
aussi les sociétés et les cultures qui nous entourent. Ils s’indignent de la façon dont disparaît
progressivement du paysage universitaire l’enseignement des cultures allemande, grecque, italienne,
portugaise, russe, pour ne citer que quelques exemples saillants. Ils refusent d’être transformés,
comme le veut la tendance actuelle, de spécialistes qu’ils sont – de littérature, de civilisation,
d’histoire, d’arts visuels, de linguistique attachés à une aire culturelle – en prestataires destinés à
servir les autres disciplines.
Cette conception étroitement utilitariste se traduit trop souvent par une politique du « tout anglais »
dans laquelle personne ne trouve son compte : ni les autres langues et cultures étrangères, qui s’en
trouvent gravement minorées et affaiblies, ni les études anglophones, qui se voient ainsi souvent
réduites à un socle minimal de compétences. À terme rapproché, c’est l’avenir de la recherche dans
nos disciplines qui est compromis.
Si nous souhaitons vous rencontrer, c’est aussi dans le but de vous faire part de notre intention
d’organiser, en novembre 2016, à l’université Paris-Sorbonne, des États Généraux des langues et
études étrangères dans l’enseignement supérieur. L’objectif de cette manifestation, à laquelle nous
aimerions vous convier, sera en particulier de faire valoir nos caractéristiques propres et d’accroître
ainsi notre visibilité à l’échelle nationale.
Espérant vous trouver sensible à notre sollicitation et favorable à la perspective d’une rencontre,
nous vous prions de croire, Monsieur le Secrétaire d’État, à l’assurance de notre haute
considération.

Nathalie Caron
présidente de l’Association française d’études américaines (AFEA)
nathalie.caron@paris-sorbonne.fr

Erich Fisbach
président de la Société des hispanistes français (SHF)
erich.fisbach@orange.fr

Armelle Groppo
présidente de l’Association française des russisants (AFR)
afr.presidence@yahoo.fr

Pierre Lurbe
président de la Société des anglicistes de l’enseignement supérieur (SAES),
pierrelurbe@gmail.com

Barbara Meazzi
présidente de la Société des italianistes de l’enseignement supérieur (SIES),
siespresidence@gmail.com

Pierre-Louis Reymond
président de l’Association française des arabisants (AFDA)
pierrelouis.reymond@gmail.com

Marielle Silhouette
présidente de l’Association des germanistes de l’enseignement supérieur (AGES),
marielle.silhouette@orange.fr

Daniel Tollet
président de la Société des études juives (SEJ)
presidentsej@gmail.com

25 octobre 2012 Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche : contribution aux assises de l’ESR du GALET

Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche

Contribution aux assises de l’ESR du Groupement des Associations de Langues Étrangères (GALET)

25 octobre 2012

Le texte, issu des réflexions menées au sein de la Commission Recherche de la SAES et proposé puis validé par l’ensemble des associations membres du Galet, a été déposé, au nom du Galet, sur le site des Assises de l’Enseignement Supérieur.

Pour télécharger ce texte.