Compte rendu de l’assemblée générale de la SAES Vendredi 5 juin 2015 à Toulon

Compte rendu de l’assemblée générale de la SAES

Vendredi 5 juin 2015 à Toulon

 

Le Président de la SAES, Pierre Lurbe, déclare l’assemblée générale ouverte à 15h30, et fait d’abord procéder à l’approbation du procès verbal de l’assemblée générale d’octobre 2014. Ce procès-verbal est approuvé à l’unanimité.

 

Résultat des élections du bureau

Pierre Lurbe rappelle l’ordre du jour de la présente assemblée, qui fera l’objet d’un bref commentaire dans le rapport moral qui va suivre, et annonce ensuite le résultat des élections au bureau, en remerciant les collègues qui se sont chargés du dépouillement. Il y avait 120 votants. Rémy Bethmont (120 voix), Laurent Roesch (116 voix) et Claire Tardieu (118 voix) ont été réélus pour un deuxième mandat de deux ans au sein du bureau. En raison du départ de Maryvonne Boisseau, un poste s’est retrouvé vacant ; il y avait un seul candidat, Wilfrid Rotgé (PR, Paris-Sorbonne) qui a été élu avec 119 voix. Le bureau renouvelé arrêtera la répartition des fonctions entre ses membres lors de sa première réunion, le 20 juin prochain. Au nom de la SAES, Pierre Lurbe remercie chaleureusement Maryvonne Boisseau pour son engagement et son dévouement au service de notre communauté pendant les deux années de son mandat ; il est très heureux d’accueillir Wilfrid Rotgé, dont l’expérience et le professionnalisme apporteront beaucoup à la SAES. Chacun aura toutefois remarqué que la parité n’est pas respectée dans le nouveau bureau : Pierre Lurbe souligne qu’il s’agit d’une situation temporaire, qui sera rectifiée dès 2016.

 

Rapport moral du président

Pierre Lurbe rappelle que le Congrès 2015 de la SAES se caractérise par une double nouveauté : il a désormais lieu début juin ; les traditionnelles interventions des présidents des jurys de concours et du président du CNU n’auront pas lieu dans le cadre de l’Assemblée Générale, mais dans celui des journées d’automne, qui ont été avancées de quinze jours et auront lieu cette année les 11 et 12 septembre, comme cela a été annoncé sur la messagerie. Ce réaménagement du calendrier de notre société, qui a été entériné par l’AG d’octobre 2014, vise à tenir compte de l’évolution du calendrier universitaire, qui rendait impraticable le maintien en l’état de nos rendez-vous annuels. En particulier, le glissement d’octobre à septembre de nos journées de rentrée est dû au fait qu’aujourd’hui, les cours reprennent dans nos établissements dès début septembre, et non plus en octobre comme jadis. Le contenu de ces journées est lui-même redéfini : l’accent sera mis sur le bilan complet des concours et de la session écoulée du CNU, la journée des préparateurs sera étoffée, et la journée de réunions des sociétés affiliées sera encore enrichie par une réunion avec les doctorants, en vue de mettre en place un « collège » dont il sera question au point 9 de l’ordre du jour. L’AG de ce jour sera donc consacrée entièrement à un compte-rendu détaillé du travail du bureau, dont chacun des membres interviendra à tour de rôle.

Avant d’évoquer le contexte national dans lequel nous nous trouvons aujourd’hui, Pierre Lurbe présente à l’assemblée les deux représentantes des sociétés sœurs de la SAES qui nous font l’amitié d’avoir répondu à notre invitation : Montse Martínez, présidente de la société espagnole (AEDEAN), et Delia da Sousa, membre du bureau de la société britannique (University English), qui se succèdent ensuite à la tribune pour présenter en quelques mots leurs associations respectives.

Pierre Lurbe reprend la parole, et revient sur le contexte national, qu’il qualifie de peu engageant. Il y a deux ans, nous avions une ministre de plein exercice ; il y a un an, nous n’avions plus qu’une secrétaire d’État ; cette année, nous n’avons plus ni l’une, ni l’autre, mais une ministre qui cumule les portefeuilles de l’Éducation nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Le moins que l’on puisse dire est que l’Enseignement Supérieur et la Recherche ne constituent pas une priorité et nous avons plutôt le sentiment d’être la « cinquième roue de la charrette ».

Dans ce contexte difficile, la SAES intervient auprès de nos tutelles pour attirer l’attention sur un certain nombre de problèmes qui, au-delà des seules études anglophones, concernent l’avenir des filières de langues, littératures et civilisations étrangères. C’est à ce titre que l’année dernière (juin 2014), la SAES avait été cosignataire avec les autres associations formant le Galet (Groupement des Associations de Langues Étrangères)  d’une lettre au premier ministre s’inquiétant de la réduction de la palette des langues à l’oral de l’ENA ; faute de réponse, cette lettre a fait l’objet d’un second envoi le mois dernier [voir sur le site les textes de cette lettre et de la réponse à son second envoi reçue au cours de l’été]. De même, nous venons d’adresser collectivement à la ministre une lettre soulignant les dangers pour l’enseignement des langues que comporte la réforme en cours du collège, ce qui est susceptible d’avoir des conséquences sur le vivier de nos futurs étudiants [voir sur le site le texte de cette lettre]. P. Lurbe précise en outre qu’au moment de la séquence consacrée aux formations dans le cadre de cette AG, les textes de quatre motions seront soumis au vote. Elles seront adressées à qui de droit par la SAES, qui continuera à s’adresser à nos tutelles dans le registre propre qui est le sien, celui d’une société savante.

Pierre Lurbe évoque ensuite un certain nombre de dossiers en cours, qui concernent plus directement la vie de notre société. Rémy Bethmont et Mélanie Joseph-Vilain feront un point général sur le travail du bureau et sur son mode de fonctionnement, et rappelleront l’importance du rôle des correspondants. Notre trésorier Bernard Cros nous présentera le bilan financier. La rénovation de notre site, pilotée par Lyndon Higgs, est en bonne voie ; nous espérons que le nouveau site sera opérationnel en 2016. L’une des rubriques récemment créée (été 2014) sur notre site est le Jardin du souvenir, qui est destiné à collecter et rassembler les hommages à nos collègues disparus. Ce rappel est important car le printemps a été très cruel et très sombre pour notre communauté, pas une semaine ne s’écoulant sans que notre messagerie n’annonce la disparition d’un ou d’une de nos collègues. Il est aussi parfaitement possible d’y faire figurer des hommages à des collègues et amis disparus depuis plus longtemps.

Nous sommes encore à Toulon pour notre 55ème congrès, mais le 56ème, qui se déroulera à Lyon 3 du 2 au 4 juin 2016, est déjà en cours de préparation. Laurent Roesch fera un point de prospective concernant les congrès à venir.

Côté recherche, Pierre Lurbe annonce que la Commission Recherche a beaucoup avancé sur la préparation du Livre blanc. Anne Page en dira davantage tout à l’heure, mais étant donné l’importance de l’événement pour notre communauté, il est envisagé de donner un lustre particulier au lancement de ce Livre blanc de la recherche, en organisant le moment venu des « États généraux de l’anglistique » dont les modalités seront à préciser. La participation des sociétés affiliées sera évidemment décisive pour que ce projet aboutisse, et pour la première fois, une rencontre a eu lieu lors de ce Congrès entre les président(e)s des sociétés affiliées, et le président de la SAES et les vice-présidents chargées de la recherche et des affaires scientifiques, pour évoquer les sujets d’intérêt commun. Cette expérience sera renouvelée. En outre, P. Lurbe informe l’assemblée que le HCERES a organisé une consultation des sociétés savantes et des sections du CNU du secteur des LLCER, dans le cadre d’une réflexion sur les produits de la recherche. Une première réunion sur le sujet s’est tenue à Paris le vendredi 29 mai. Le bureau a également réfléchi à ce qui pourrait être fait pour aider les doctorants à mieux trouver leur place au sein de la SAES ; c’est dans cette perspective que s’inscrit le projet de mise en place d’un collège des doctorants, qui est piloté par Martine Yvernault et a fait l’objet d’une première réunion cet après-midi même. Enfin, Yan Brailowsky, rédacteur-en-chef de notre revue, nous donnera des (bonnes) nouvelles de l’avancement du n° 1, dont la publication en ligne est maintenant toute proche.

Côté formations, la Commission chargée des formations, sous la houlette conjointe de Maryvonne Boisseau et de Claire Tardieu, a beaucoup travaillé à la mise à jour de l’enquête sur les MEEF dont les résultats avaient été présentés au Congrès de Caen, ainsi qu’à une enquête sur le secteur Lansad. Le bilan de ces travaux sera présenté avec l’aide de deux des membres de la Commission, Isabelle Schmidt et Cédric Bruderman. Les dossiers dont il s’agit sont d’une très grande importance aux yeux de la SAES : ils concernent l’avenir professionnel de nos étudiants, et un secteur dont les besoins vont croissant et dont il importe que nous cernions correctement les enjeux et les spécificités. Pierre Lurbe tient à remercier les membres de nos deux commissions, Recherche et Fomations, pour leur dévouement et leur implication au service de la société.

Dernier volet, les relations internationales. Le président de la SAES a représenté notre société au Congrès des anglicistes espagnols (Alcalà de Henares, novembre 2014), puis au Congrès de nos collègues hongrois (Debrecen, janvier 2015) ; le compte-rendu de ces visites a été publié dans le bulletin de mars 2015. La présidente d’ESSE, Liliane Louvel, présentera tout à l’heure le prochain Congrès de la société européenne, qui aura lieu à Galway en août 2016. Comme à l’occasion de chacun de ces Congrès, les sociétés membres d’ESSE sont invitées à proposer le nom d’un(e) de nos collègues pour prononcer l’une des conférences semi-plénières. Pour Galway, la SAES a sollicité Michel van der Yeught, professeur à Aix-Marseille Université et président du GERAS, qui a immédiatement accepté et dont nous nous réjouissons qu’il nous représente en Irlande.

Le rapport moral du président est mis aux voix et approuvé à l’unanimité.

 

Rapport du secrétaire général

Rémy Bethmont rappelle le rôle de soutien au président qu’a le secrétaire général pour la coordination de la vie interne de l’association et plus particulièrement des activités du bureau.

Le bureau de l’association se réunit régulièrement au cours de l’année, en amont des journées d’octobre (et maintenant des journées de septembre, suite à la réorganisation de l’année SAES), pendant ces journées, une fois en janvier, une fois en mars, lors du congrès et une fois en juin ou début juillet. Outre le congrès et les journées de rentrée, ce sont donc 4 réunions annuelles pendant lesquelles le bureau se réunit pendant une journée entière. Il traite des questions ayant trait à la vie interne de l’association (site web, congrès, annuaire, messagerie, AG, trésorerie, etc.) et à ses relations avec les autres sociétés savantes, partenaires ou affiliées, en France et à l’étranger. Mais il se penche aussi sur tous les grands chapitres de la vie des études anglophones. Chaque réunion du bureau est l’occasion de faire le point de façon collégiale sur les actions à entreprendre en tant que SAES dans le domaine de la recherche et des formations et sur les activités en cours, en particulier au sein des commissions recherche et formations.

L’actualité universitaire, de plus en plus chargée, a conduit à multiplier le nombre des réunions, puisqu’il y a encore deux ans, le bureau ne se réunissait que 2 fois par an en plus des journées d’octobre et du congrès contre 4 fois aujourd’hui. En outre, entre deux réunions, les membres du bureau sont en conversation quasi constante via une messagerie interne. Le secrétaire général suit d’aussi près que possible les activités des différents membres du bureau sur tous les chapitres qui concernent la SAES et il est donc presque aussi bien placé que le président pour prendre la mesure de la somme très impressionnante de travail produite par chacun des membres du bureau. Rémy Bethmont conclut en soulignant le plaisir qu’il a à travailler dans un groupe aussi dévoué, amical et efficace et il se réjouit d’y faire un second mandat.

 

Rapport de la trésorière adjointe

Mélanie Joseph-Vilain rappelle les responsabilités afférentes à son poste de trésorière-adjointe : elle assure la mise à jour de l’annuaire (liste des adhérents par section) en collaboration avec le trésorier et le secrétaire général d’une part, et avec les correspondants des différentes sections d’autre part.

Chargée des relations avec les correspondants, elle rappelle l’importance du rôle de ces derniers pour assurer un lien entre le bureau de la SAES et ses adhérents. Les correspondants ont été, par exemple, sollicités lorsqu’il s’est agi de trouver un interlocuteur dans les universités pour les enquêtes lancées par la commission formations, sur le thème du MEEF ou tout récemment du LANSAD. Les correspondants transmettent également le nom des délégués qui représentent les sections aux élections afin de garantir le fonctionnement démocratique de la SAES.

L’autre volet de son activité est la veille documentaire. Il s’agit de relayer auprès des adhérents les informations en lien avec l’enseignement supérieur et la recherche en général, et le monde de l’anglistique en particulier. Elle incite les adhérents à lui transmettre toute information susceptible d’intéresser l’ensemble des membres de la SAES s’ils souhaitent que cette information soit diffusée sur la liste de messagerie.

 

Fichier adhérents et annuaire

Bernard Cros, chargé du fichier des adhérents, prend la parole. Au 30 mai 2015, la SAES comptait 2317 adhérents, une légère hausse par rapport à l’an dernier qui est essentiellement le fait de thésards. Cette année encore, malgré les efforts du Bureau, la publication de l’annuaire a été retardée du fait de la lenteur de l’imprimeur. Et cette année encore, plus d’une centaine d’annuaires sont revenus au trésorier en raison d’erreurs d’adressage. Cette question ne sera bientôt plus à l’ordre du jour, mais cela restera un regret du trésorier de n’avoir pas su faire diminuer ce chiffre plus sensiblement. Il restera néanmoins vital pour la bonne santé de notre institution et pour l’efficacité de ses outils que les adhérents continuent à signaler tous les changements relatifs aux différents fichiers. Pour les adhésions, un formulaire se trouve sur le site de la SAES à la rubrique Adhésion avec les consignes.

 

Messagerie

Bernard Cros indique ensuite que la messagerie de la SAES comptait 1838 abonnés au 1er juin 2015. Une centaine d’adresses appartenant à d’anciens adhérents ont été retirées de la liste. Un simple email au trésorier suffit à indiquer tout changement. Les adresses aol.com, hotmail.fr et yahoo.com continuent de poser des problèmes récurrents. Idéalement, il serait bon que les adhérents utilisent une adresse professionnelle, qui a l’avantage de bien identifier leur nom et leur institution de rattachement. Les changements de domaine universitaire se sont très bien résolus avec le concours des correspondants.

 

Trésorerie

En tant que trésorier, Bernard Cros souligne ensuite que la situation financière de notre société est particulièrement saine. Les cotisations sont pour l’instant suffisantes pour assurer la gestion courante des activités. L’épargne permet de pourvoir à tout accident potentiel et d’assurer les investissements ponctuels nécessaires. Il est à noter que le montant des cotisations n’a pas augmenté depuis 2011. Elles constituent notre seule source de revenus en dehors de la quote-part versée par l’AFEA au titre des bourses de thèse et d’HDR et les frais liés à l’organisation du Prix de la Recherche. Les deux comptes rémunérés (Livret A et Livret A Associations) rapportent peu (un peu moins de 1 400€ au total pour l’année 2014), mais la vocation de la SAES et la politique du Bureau en la matière ne sont pas de s’exposer aux risques inconsidérés sur les marchés financiers.

 

Etat de caisse en euros, 2012-2014

  Compte courant Livret A Livret

Association

TOTAL
31 déc. 2012 12 093,38 76 500,00 53 500,00 142 193,38
31 déc. 2013 5 461,14 53 719,37 76 840,72 136 021,43
31 déc. 2014 3 132,63 77 721,23 52 221,55 133 075,41

 

En 2014, la Société a dépensé un tout petit peu plus d’argent qu’elle n’en a encaissé (environ 3 000 euros), mais le résultat net est trompeur. Si le produit des cotisations est quasi stable (+600 euros), l’analyse des dépenses révèle des situations contrastées relevant de la conjoncture. Ces dépenses se déclinent en sept catégories : annuaire, congrès, fonctionnement du Bureau, activités hors Bureau, bourses et subventions, participation à ESSE et frais bancaires.

  1. Le coût de l’annuaire est stable, mais si tout se déroule comme prévu, il aura connu sa dernière mouture cette année. Le site Internet devrait le remplacer avantageusement, tout en permettant d’économiser les quelque 10 000 euros liés à sa fabrication et à son expédition.
  2. Le coût du Congrès 2014 a été faible pour notre Société car la participation au budget et les frais d’hébergement du Bureau (plus de 6 000 euros au total) avaient été avancés par l’université de Caen et n’ont été réglés par la SAES qu’en 2015. De ce fait, ce coût portera sur les comptes 2015.
  3. Les frais de fonctionnement du Bureau ont augmenté de 3 500 euros à plus de 10 000 euros pour deux raisons elles aussi conjoncturelles. Tout d’abord, le Président a été sollicité par plusieurs sociétés savantes étrangères (Espagne, Portugal, Hongrie) et a participé en Slovaquie au Congrès d’ESSE, qui a lieu tous les deux ans. D’autre part, les remboursements des missions 2013 du Président n’ont été effectués qu’en 2014. Ceci veut dire que la réalité des frais de fonctionnement du Bureau se situe entre 3 500 et 10 000 euros.
  4. Les frais liés aux activités de la Société hors Bureau sont à peu près stables. Il s’agit essentiellement de remboursements des frais de transport liés aux réunions de la Commission Formations, du jury du Prix de la Recherche et de la Revue Angles, ainsi qu’à la réunion consacrée à l’agrégation lors des journées de septembre, pour laquelle la SAES prend en charge les déplacements des collègues qui présentent les nouvelles questions au programme.
  5. Les bourses de thèse et de HDR sont accordées conjointement par la SAES et l’AFEA. Le trésorier de la SAES verse la première moitié des bourses après leur proclamation, la seconde étant conditionnée à l’envoi des justificatifs par les lauréats à concurrence du montant de la bourse au trésorier et à la communication d’un rapport d’utilisation scientifique envoyé au jury. Une fois le bilan exact effectué en fin d’année, l’AFEA s’acquitte de sa quote-part (50%). Celle correspondant à 2014 devait être versée durant l’été. Signalons que la plupart des lauréats ne demandent pas la deuxième partie de la bourse avant plusieurs mois, voire plusieurs années, ce qui décale d’autant les versements. Une seule subvention pour publication a été accordée pour la revue de la SEPC.
  6. La contribution à ESSE a elle exceptionnellement doublé car ESSE exige désormais de ses membres que les cotisations soient versées avant la fin de l’année d’exercice et non au premier trimestre de l’année suivante. La SAES a donc versé la cotisation 2013 en mars 2014 et la cotisation 2014 en décembre 2014 (deux fois 16 000 euros environ).
  7. Les frais bancaires ont eux aussi baissé du fait du moindre nombre de rejets de prélèvements, mais surtout parce que les frais correspondants à deux prélèvements (décembre 2012 et février 2013) avaient été réglés en 2013. Ils sont tombés à moins de 1 000 euros, soit à peine 0,15% des cotisations.

 

Bilan au 31 décembre 2014 (en euros)

Postes Recettes Dépenses
Cotisations 67 001,00 1 863,00
Agrégation 745,55
Annuaire 10 322,57
Bourses 8 789,24 14 092,70
Congrès 1 979,57
ESSE 32 724,00
Fonctionnement 13 256,22
Comm, Formations 563,20
Frais bancaires 0,29 991,51
Prix recherche 2 191,22
Revue SAES 934,50
Subventions 455,00
Intérêts bancaires 1 382,69
TOTAL 77 173,22 80 119,04
-2 945,82€

 

Le trésorier demande le quitus à l’assemblée, qui lui est accordé à l’unanimité.

 

Trésorerie 2015

Le prélèvement 2015 a eu lieu le 10 février dernier sans trop de problèmes. Son coût s’est élevé à 833,55 euros pour 67 000 euros de recettes. Le chiffre des prélèvements rejetés est stable, 45 contre 44 l’an dernier, soit 0,2% du total, pour un coût de 137 euros. On ne saurait trop insister sur la nécessité de faire suivre les modifications bancaires le plus vite possible au trésorier. Quelques adhérents paient par virement, tandis que les chèques ont presque disparu (une quinzaine).

 

Budget prévisionnel 2015

Le budget prévisionnel, présenté sur 2 300 adhérents, est aligné sur les années précédentes. Il est en déficit d’environ 4 500 euros car il prévoit les crédits d’initialisation nécessaires au lancement du nouveau site Internet (15 000 euros environ), qui seront rapidement compensés par le non-renouvellement de l’annuaire papier.

 

Budget prévisionnel 2015 (en euros)

Postes Crédit Débit
Cotisations 65 000
Annuaire 10 600
Fonctionnement bureau 7 000
Site Internet 15 000
Activités SAES 6 200
Revue SAES 2 000
Congrès 10 000
Bourses 5 460 10 000
Subventions 1 000
ESSE 16 000
Frais bancaires 1 200
Intérêts bancaires 1 000
72 555 77 000

 

Les comptes sont consultables par tous les adhérents sur simple demande auprès du trésorier.

Le budget prévisionnel est approuvé par un vote unanime de l’AG.

 

Evolution du site Internet

La parole est donnée à Lyndon Higgs, secrétaire adjoint, responsable du site web de la SAES. Le site de la SAES, créé en 2009 par nos collègues de Poitiers, reçoit actuellement 500 visites par jour. 50% des visiteurs s’intéressent à la rubrique « concours » : consultation des bibliographies de l’agrégation, et consultation des annales (documents écrits et audio). D’autres rubriques, telles que  « colloques » (annonces de colloques et de journées d’études), « Fonds SAES » (publications de nos collègues), « Prises de position SAES (communiqués de la SAES) et « Profession » (informations concernant le CNU, etc.) sont également consultées très régulièrement.

Etant donné que la durée de vie moyenne d’un site internet est de cinq ans, et que notre site utilise un CMS (Content Management System) qui n’est pas particulièrement convivial et facile d’utilisation, le bureau a décidé de créer un nouveau site, qui devrait être opérationnel en 2016. Le cahier des charges a été établi, et une entreprise a été sélectionnée pour la mise en œuvre du projet.

Ce nouveau site aura plusieurs nouvelles fonctionnalités : un moteur de recherche performant (il est actuellement impossible de rechercher une information par mot clé), et une nouvelle rubrique « colloques » qui permettra d’inclure les textes de cadrage de toutes les annonces de colloques dans un format convivial.

Le site contiendra également une partie intranet  (privée), réservée aux membres de la SAES (accès par un mot de passe modifiable). Dans cette partie, ces derniers pourront consulter l’annuaire de la SAES (qui ne sera plus publié en version papier). Les avantages d’un annuaire en ligne sont nombreux : chaque membre pourra modifier ses propres données, et un tri  pourra se faire par plusieurs critères : nom, statut, établissement, spécialité, etc. Cette fonctionnalité sera particulièrement utile pour la constitution de jurys de thèse et de comités de sélection.

Les suggestions concernant la conception de ce nouveau site sont toujours les bienvenues. Contacter notre webmestre (higgs@unistra.fr).

 

Congrès

Laurent Roesch, Vice-Président chargé des congrès, rappelle les dates du prochain congrès qui se tiendra à l’Université de Lyon 3 les jeudi 2, vendredi 3 et samedi 4 juin 2016. Il indique que depuis ce congrès à l’Université  de Toulon, le congrès SAES connaît deux modifications essentielles : il a désormais lieu début juin et se déroule du jeudi au samedi. Ces deux changements ont été décidés car le congrès 2015 a bien failli ne pas se tenir. En effet, aucune université, parmi la quinzaine contactée, ne souhaitait accueillir le congrès en mai car le calendrier n’était plus adapté aux contraintes des établissements et aux obligations des collègues. La question de l’ouverture des locaux un dimanche était, elle aussi, très problématique pour beaucoup d’établissements. Face à cette situation de crise, le bureau a donc proposé à l’AG d’octobre 2014 la modification de la date du congrès qui aura désormais lieu début juin. Cette décision a débloqué la situation et a permis de trouver bien plus facilement des universités disposées à accueillir notre congrès annuel jusqu’en 2019.

Le souhait du bureau de redynamiser le congrès passe par d’autres changements importants. Par exemple, l’assemblée générale a été réorganisée et davantage centrée sur les activités de la SAES en tant que société savante. Une meilleure répartition des activités et temps forts du congrès (tables rondes formations et recherche, conférence plénière) sur les trois journées, la fusion de certains ateliers, ainsi que la baisse du tarif d’inscription, qui est passé de 60 à 55 euros lors du congrès de Caen en 2014, sont autant d’initiatives visant à rendre notre congrès annuel plus attractif.

Autre nouveauté en 2015, les universités organisatrices doivent désormais signer une convention écrite avec la SAES. Celle-ci précise les devoirs et obligations des deux parties. Elle mentionne notamment que si le bilan financier du congrès SAES présente un excédent, ce qui est a priori toujours le cas, l’université organisatrice  s’engage à verser la totalité de cet excédent au(x) laboratoire(s) regroupant les anglicistes et ayant pris en charge l’organisation du congrès.

Avant de passer la parole à Manuel Jobert,  Laurent Roesch annonce qu’après Lyon 3 en 2016,  le congrès SAES aura lieu à l’Université de Reims Champagne-Ardenne en 2017 et à Aix-Marseille Université en 2019. Des discussions sont en cours avec une université de la région parisienne pour le congrès 2018.

Manuel Jobert, de l’Université Jean Moulin-Lyon 3 et président du comité d’organisation du Congrès SAES 2016, précise que le congrès aura lieu dans les locaux du campus de la Manufacture des Tabacs, cours Albert Thomas. Le comité d’organisation lyonnais est formé et déjà au travail depuis plusieurs mois. Les collègues seront ravis d’accueillir le congrès SAES et ce sera une première pour Lyon 3. Comme il est de tradition d’avoir une thématique en relation avec la ville qui accueille le congrès, l‘équipe a choisi pour thème « confluences », qui pourra bien entendu se décliner de façons variées dans les divers domaines de l’anglistique. Celui-ci a été retenu pour des raisons géographiques évidentes et aussi en l’honneur du Musée des Confluences qui a ouvert tout récemment. Le texte de cadrage en français et en anglais sera finalisé et diffusé au début de l’automne, via la messagerie SAES. L’invité d’honneur devrait être David Crystal.

 

ESSE

Liliane Louvel, Présidente d’ESSE, remercie Pierre Lurbe, le Président de la SAES, et son bureau, de l’avoir invitée à venir présenter les activités de ESSE, the European Society for the Study of English, la société européenne dont les membres de la SAES font tous automatiquement partie.

Elle rappelle les dispositifs offerts par ESSE : des bourses de deux types, des prix du livre décernés dans les trois sous-disciplines habituelles (littérature, « cultural and area studies », études linguistiques, au sens large du terme), des bourses d’achat de livres, et les doctoriales (PhD sessions) qui auront lieu tous les ans à partir de 2016 et pas seulement les années de Congrès ESSE. Voir toutes les informations sur le site ESSE.org. Liliane Louvel engage les membres de ESSE à prévenir leurs doctorants des opportunités ouvertes par les bourses et les doctoriales européennes.

Le treizième congrès de ESSE aura lieu à Galway du 22 au 26 août 2016. Pendant ce congrès, la Présidente remettra solennellement les prix du livre (Book Awards, type A and type B, voir le site) lors de l’assemblée générale. Galway-2016 s’annonce très prometteur avec plus de 80 propositions d’ateliers, dont 22 venant de Français, huit propositions de tables rondes, dont plusieurs venant de France. Liliane Louvel engage chaleureusement les membres de la SAES à assister à ce congrès. Des hébergements très peu chers (35€) seront proposés sur le campus. La ville étant petite il faudra rapidement s’inscrire et réserver des chambres d’hôtels ou dans les B&B et les hostels (not only youth hostels). Tout cela sera sur le site très vite et dans le Messenger d’hiver que tous les membres de SAES/ESSE recevront pour la dernière fois en format papier.

En effet, Liliane Louvel informe les membres de la SAES que le Board d’ESSE ayant décidé l’an dernier à Kosice que The Messenger quitterait son format papier, il paraîtra dès 2016 sous version numérique avec un contenu différent puisque toutes les informations qui étaient du ressort de ce qui était un bulletin de liaison paraissent désormais, et beaucoup plus rapidement, sur le site web géré par Jacques Ramel.

Liliane Louvel remercie encore une fois la SAES pour son invitation et se déclare particulièrement heureuse de pouvoir, une fois de plus, rappeler à ses membres l’importance de leur appartenance à ce qui est aussi de facto, leur société européenne.

 

Commission de la recherche

La parole est donnée à Anne Page, Vice-Présidente recherche. Elle rappelle que la composition de la Commission Recherche a été votée par l’Assemblée Générale de la SAES d’octobre 2014.

« La SAES dispose d’une commission chargée de la Recherche. Cette commission, qui se réunit au moins deux fois par an comporte 15 membres :

– 4 membres de droit :

  • le /la président(e) de la SAES,
  • le /la vice président(e) chargée de la recherche
  • le /la vice président(e) chargée des Affaires Scientifiques
  • le /la vice président(e) Recherche de l’AFEA

– 2 invité(e)s permanent(s)

  • Président(e) ou 1er Vice-Président(e) de la 11e section du CNU
  • Délégué(e) scientifique LLCE AERES/HCERES (section des unités de recherche)

– 9 membres, adhérents de la SAES.

Le Bureau veillera à ce que la liste définitive respecte les différents équilibres (disciplines, parité hommes/femmes, répartition géographique, champs d’expertise) nécessaires au bon fonctionnement de la commission.

La durée du mandat des membres de la commission Recherche est de deux ans, renouvelable une seule fois (dans l’immédiat).

Sa composition est votée en assemblée générale sur proposition du Bureau.

La commission se réserve le droit d’inviter des personnalités extérieures, disposant d’une voix consultative. »

Le Bureau propose la composition suivante :

La commission Recherche (2015) se compose des 15 membres suivants :

Membres de droit

  1. Président(e) de la SAES : Pierre Lurbe (Paul-Valéry–Montpellier)
  2. Vice-Président(e) Recherche de la SAES : Anne Page (Aix-Marseille)
  3. Vice-Président(e) Affaires Scientifiques de la SAES : Martine Yvernault (Limoges)
  4. Vice-Président(e) Recherche, AFEA : Axel Nesme (Lyon 2)

 

Invités permanents

  1. Président(e) ou 1er Vice-Président(e) de la 11e section du CNU : Agnès Celle (Paris-Diderot)
  2. Délégué(e) scientifique LLCE (section des unités de recherche) AERES/HCERES : Laurence Talairach-Vielmas (Toulouse-Jean Jaurès)

Membres :

  1. Christian Auer (PR, Strasbourg)
  2. Catherine Bernard (PR, Paris-Diderot)
  3. Susan Finding (PR, Poitiers)
  4. Laure Gardelle (MCF, ENS Lyon)
  5. Manuel Jobert (PR, Lyon 3)
  6. Guyonne Leduc (PR, Lille 3)
  7. Clément Oudart (MCF, Paris-Sorbonne)
  8. Mathilde Rogez (MCF, Toulouse-Jean Jaurès)
  9. Michel Van Der Yeught (PR, Aix-Marseille)

 

Soumise au vote de l’assemblée, la composition de la commission est adoptée à l’unanimité.

 

Livre Blanc de la Recherche

Anne Page présente les deux dossiers dont s’est occupé le groupe de travail Recherche, réuni de façon informelle pendant l’année universitaire : le Livre Blanc de la Recherche et les produits de la recherche (voir point suivant).

Le précédent Livre Blanc de la SAES date de 2001. Le Bureau a estimé qu’il était temps de préparer un nouveau document qui tiendra compte des évolutions. Il a été décidé d’abandonner une structure par secteur disciplinaire. Quatre grands pôles ont été définis :

  • Structuration et contenu de la recherche
  • Financements et moyens
  • Formations et doctorants
  • Publications et diffusion de la recherche

 

Deux questionnaires ont été établis :

– un à l’attention des unités de recherche monodisciplinaires ou pluridisciplinaires dans lesquelles travaillent des anglicistes (25 questions)

– un à l’attention des présidents des sociétés savantes affiliées (15 questions).

Le questionnaire destiné aux directeurs d’unités sera envoyé très prochainement via les correspondants de section de la SAES.

 

Produits de la Recherche

Anne Page passe alors à la question des produits de la recherche. La section SHS de l’AERES a lancé une réflexion sur les nouveaux produits de la recherche à prendre en compte dans l’évaluation des unités de recherche. Sous l’égide de ses délégués scientifiques, chaque discipline a réuni des représentants d’organisations et d’institutions, nationales (CNU, CNRS, IUF) ainsi que de sociétés savantes, afin de faire le point sur cette question.

Le président de la SAES, Pierre Lurbe, a été invité à participer à cette réflexion. On ne peut que se féliciter du fait que les sociétés savantes aient été consultées sur ce dossier.

Le groupe de travail Recherche a donc proposé une liste de produits et de critères d’évaluation, dont :

Recherche appliquée à la pédagogie

e.g. : manuels, MOOCs, méthodes d’enseignement des langues…

Supports numériques

e.g. : corpus bruts et enrichis, bases de données, carnets de recherche, blogs d’experts…

Média

e.g. : journaux, magazine, films, émissions télé/radio…

Institutions/manifestations culturelles

e.g. : organisation/participation festivals, expositions, catalogues d’exposition, traduction littéraire, conseil littéraire..

 

Martine Yvernault, vice-présidente chargée des affaires scientifiques, prend alors la parole pour une intervention sur trois points : les bourses SAES/AFEA pour les activités scientifiques liées à la préparation d’une thèse ou d’une HDR (séjour de recherche en bibliothèque, travail d’archive, enquête de terrain…), le projet d’un collège de doctorants au sein de la SAES et enfin la revue de notre association.

 

Bourses SAES/AFEA

Martine Yvernault rappelle que la procédure pour postuler pour une bourse de thèse ou d’HDR se trouve sur le site de la SAES, que la candidature peut se faire quelle que soit l’année de thèse et que ce financement doit être rappelé auprès des étudiants engagés ou qui vont s’engager dans un parcours doctoral.

Pour l’année en cours 4 candidatures de thèse (Shirin Jindani, Michelle McNamara, Myriam Potter, Laura Singeot) ainsi que 2 candidatures de bourse HDR (Stéphanie Bernard, Anne Rouhette) ont été retenues.

Dix candidatures à une bourse de thèse  AFEA ont été retenues : Bezamat-Mantes Charlotte, Cavan Edwige, Celnik Julie, Chou Elaine, De Larminat Eliane, Dzanouni Lamia, Grossi Elodie, Libério Anne-Marie, Paschall Steven, Vinadia Roman.

 

Collège des doctorants

Il s’agit de permettre, à travers ce collège, l’autonomie des doctorants au sein de la SAES. Une rencontre a eu lieu à Toulon le 5 juin à laquelle ont participé, avec déjà beaucoup d’énergie, des doctorants venus au congrès. Une deuxième réunion est prévue lors des journées de septembre.

Revue Angles

Depuis les journées d’octobre 2014, des points réguliers ont été faits et des avancées significatives concernant le site et les numéros en cours sont intervenues dont Yan Brailowsky, rédacteur en chef, rend compte (voir site web de la revue Angles pour les informations sur les numéros à paraître et en cours d’élaboration). Le numéro 1 va paraître sous peu. Le numéro 2 sera publié à l’automne et le numéro 3 au printemps 2016. Le numéro 4 sera sous la direction de Cornelius Crowley. Yan Brailowsky invite les membres de la SAES à proposer des sujets pour les numéros suivants. Pour diriger un numéro il faut être prêt à accepter la polymodalité des articles.

 

Commission Formations : Enquêtes MEEF et LANSAD

La parole est donnée à Claire Tardieu, secrétaire adjointe chargée des formations, qui présente les travaux de la Commission Formations.

Suite à l’enquête menée en 2013-2014 sur les masters MEEF et qui a fait l’objet d’une présentation détaillée lors du Congrès de Caen, un suivi MEEF a été mis en place.

Ce suivi a pris la forme d’un document collaboratif en ligne comportant 7 rubriques et auquel les correspondants MEEF des universités (liste réactualisée) ont été invités à participer.

Les contributions ont été beaucoup moins nombreuses que pour l’enquête précédente, mais l’objet, cette fois, était de recueillir des informations approfondies sur certains domaines « sensibles » indépendamment du nombre de réponses.

Les 7 rubriques sont les suivantes :

  • 1/Titulaires d’un autre master que le master MEEF.
  • 2/Les inscriptions pédagogiques et administratives
  • 3/La question des non-admis au CAPES
  • 4/La mobilité étudiante/reports de stage, double diplomation/…. PGCE. Consortium français PGCE/FLE.
  • 5/VAE certifiés, agrégés.
  • 6/ Jurys – validation.
  • 7/Place de la recherche

 

Isabelle Shmitt (Dijon) présente le contenu de cette synthèse conservant l’interrogation initiale sur la plus ou moins grande convergence des pratiques. Maria Tang (Rennes 2) est excusée.

Cette synthèse est accessible sur le site de la SAES à la rubrique Commission Formations.

Egalement accessible sur le site : « Le MEEF pour les nuls…. » Suite à la demande faite au Congrès de Caen, un PPT est en ligne. Avec l’idée de faciliter la compréhension du fonctionnement d’un Master en perpétuel changement pour nous tous qui sommes susceptibles un jour ou l’autre de perdre le fil…).

Claire Tardieu présente ensuite le deuxième chantier de la Commission Formations, à savoir, le secteur Lansad. La présentation de cette enquête très fouillée est faite par Cédric Brudermann (Paris6), et Cédric Sarré (Paris4-ESPE), en l’absence de Marie-Annick Mattioli (Paris 5) et Anne-Marie Roussel (ENS Cachan), toutes deux excusées.

Une liste des correspondants Lansad dans les universités établie pour la première fois a permis d’obtenir un nombre de réponses significatives.

La synthèse de cette enquête assortie de graphiques très éclairants sera publiée prochainement.

 

Rapport de la Vice-Présidente formations

Suite à la présentation des travaux réalisés par la commission « Formations » sur la question du suivi de la réforme du CAPES et de la mise en œuvre du Master MEEF ainsi que sur celle du LANSAD, Maryvonne Boisseau, Vice-Présidente Formations, prend la parole. Elle remercie très chaleureusement l’ensemble de la commission et Claire Tardieu pour le travail important accompli au cours de ces deux dernières années.

Les questions dont la commission s’est saisie sont conséquentes, notamment :

– la réforme du CAPES et le Master MEEF ;

– la situation du LANSAD dans les universités ;

– la révolution (?) des MOOC (2014) ;

– la professionnalisation des cursus et la mission d’insertion professionnelle (2015).

Cette dernière question a fait l’objet de la conférence proposée par le secteur « Formations » cette année à Toulon et Maryvonne Boisseau tient à remercier José Rose pour son intervention fort intéressante sur cette mission, désormais dévolue aux universités, d’inclure dans leurs stratégies de formations l’avenir professionnel des étudiants.

Toutes les questions rappelées ci-dessus s’inscrivent dans le cadre général de ce qui a été désigné d’une expression sans doute trop générale : « l’évolution du métier ». Car, en réalité, c’est de véritable transformation qu’il s’agit, dont le départ remonte sans doute à la loi LRU de 2007. C’est pourquoi les réponses apportées aux questionnaires et enquêtes diffusées l’an dernier et cette année sont particulièrement utiles car elles sont indicatives de tendances dans la mise en place des réformes. Elles permettent aussi d’en mesurer tant l’application inégale selon les universités que l’impact sur la vie quotidienne des enseignants-chercheurs et révèlent, plus ou moins clairement, que nous peinons parfois à comprendre et suivre ces changements imposés.

On observera cependant que le taux de réponses reçues pourrait apparaître, du moins pour la seconde enquête concernant le Master MEEF réalisée cette année, relativement faible et, par conséquent, peu significatif. Il ne s’agit cependant pas de désaffection ou de désintérêt mais plus certainement d’un manque de disponibilité lié aux tâches nombreuses et diverses qui accaparent les uns et les autres. Par ailleurs, on remarquera que cette multiplication de nos missions (enseignement, administration, évaluations, participation aux recrutements, recherche et projets, etc.) contribue au sentiment que le métier d’enseignant-chercheur se complexifie au point que l’essentiel semble parfois en péril, ce qui n’est pas sans inquiéter la profession dans son ensemble.

C’est la raison pour laquelle, l’une des réflexions à poursuivre, en lien avec la commission Recherche, est celle qui concerne tous les aspects de cette transformation qui, notamment, voit le temps consacré à la recherche dans les différentes spécialités de l’anglistique se réduire comme peau de chagrin.

C’est encore la raison pour laquelle le bureau propose, au vote de l’assemblée générale, le texte de quatre motions ayant pour but d’alerter les autorités de tutelle sur certaines conséquences très concrètes de la réforme du Master MEEF et du CAPES (restriction des possibilités de mobilité et de poursuite d’études pour préparer le concours de l’agrégation ou encore déstabilisation des candidats en raison de programmes trop vaguement définis) et, enfin, sur les incidences de l’évaluation envisagée sur le suivi des carrières.

Maryvonne Boisseau souligne l’importance, pour les enseignants-chercheurs et pour les formations dispensées dans les départements d’études anglophones, de la préparation des étudiants aux concours d’enseignement, CAPES et Agrégations (externe et interne), préparation qui demeure l’une des missions essentielles des départements de langues. Il est donc apparu nécessaire au bureau de la SAES de proposer une réorganisation de ses deux temps forts de l’année, le congrès et les journées d’automne. Une journée entière sera ainsi consacrée à des rencontres autour des concours selon des modalités que le bureau fixera prochainement : échanges avec des membres des jurys, avec les coordonnateurs des disciplines à l’agrégation, discussions avec les auteurs des bibliographies pour l’agrégation, échanges entre les présidents des sociétés savantes et les présidents des jurys.

En fin de mandat, et pour conclure ce bref compte rendu, Maryvonne Boisseau renouvelle ses remerciements à l’ensemble de la commission Formations et tient à souligner à quel point cette courte expérience de travail partagé vécue au sein d’un bureau particulièrement attentif aux préoccupations de la société des anglicistes — expérience fort tardive dans sa carrière — a été source d’enrichissement et de satisfactions. C’est bien, en effet, dans une pratique collégiale des relations de travail que se forgent de belles amitiés et que s’éprouve le sentiment d’appartenir à une véritable communauté de métier.

 

Motions proposées au vote de l’AG

Pierre Lurbe fait alors la lecture des quatre motions et les soumet au vote de l’assemblée :

1/ Motion sur le programme du CAPES

« L’Assemblée Générale de la SAES prend acte de la remontée du nombre de candidats présents aux deux épreuves écrites du CAPES 2015, mais fait part de sa vive préoccupation concernant la détérioration croissante du ratio entre le nombre de candidats au concours, et le nombre de postes à pourvoir.

L’Assemblée générale de la SAES estime que la reconstitution d’un vivier suffisant de candidats au concours implique notamment la redéfinition du contenu du programme du CAPES d’anglais, afin de rapprocher les notions et thématiques propres à l’enseignement secondaire d’œuvres littéraires et de questions de civilisation et de linguistique précises.

Dans un contexte national où la part du disciplinaire tend à diminuer dans les formations, il est d’autant plus nécessaire que le programme du concours soit d’un niveau disciplinaire exigeant, adapté aux fins pédagogiques auxquelles il est destiné, garantissant ainsi la qualité de la formation et l’égalité des chances de tous les candidats face au concours ».

Motion adoptée à l’unanimité moins une abstention.

 

2/ Motion sur l’inscription à l’agrégation des reçus au CAPES

« L’assemblée générale de la SAES réunie le 5 juin 2015 estime que les étudiants lauréats du CAPES, titularisés à la fin de leur M2, doivent pouvoir bénéficier, s’ils en font la demande, d’une année de disponibilité afin de suivre une préparation à l’agrégation externe dans l’université de leur choix. En conséquence l’assemblée générale demande au ministère et aux rectorats de prendre les mesures nécessaires en ce sens ».

Motion adoptée à l’unanimité.

 

3/ Motion sur la mobilité étudiante

« Dans le but de favoriser la mobilité étudiante, et ce d’autant plus dans les filières de langues vivantes, l’Assemblée Générale de la SAES, réunie le 5 juin 2015, demande que les étudiants lauréats du CAPES ayant validé leur année de M1 MEEF puissent, s’ils le souhaitent, effectuer une année à l’étranger afin de consolider leur maîtrise de la langue et leur connaissance de la culture des pays dont ils ont choisi d’enseigner la langue. En conséquence l’assemblée générale demande au ministère et aux rectorats d’octroyer un report de stage à ces étudiants avant leur entrée en M2 MEEF ».

Motion adoptée à l’unanimité.

 

4/ Motion concernant le suivi de carrière des enseignants-chercheurs

« Suite à la publication du décret n° 2014-997 du 2 septembre 2014 sur le statut des enseignants-chercheurs, les membres de la SAES réunis en Assemblée Générale s’opposent fermement à la mise en place d’un suivi de carrière qui pourrait avoir pour résultat direct la modulation des services ».

Motion adoptée à l’unanimité moins deux abstentions.

Compte rendu de l’assemblée générale de la SAES vendredi 3 juin 2016 à Lyon

Compte rendu de l’assemblée générale de la SAES

Lyon, 3 juin 2016

 

Ouverture de l’AG

            Le Président de la SAES, Pierre Lurbe, déclare l’assemblée générale ouverte à 16h, et fait d’abord procéder à l’approbation du procès verbal de l’assemblée générale tenue lors du Congrès de Toulon, le 5 juin 2015. Il rappelle à cette occasion que depuis l’année dernière, il y a une seule assemblée générale annuelle au sens propre et statutaire du terme, l’assemblée tenue à l’occasion des journées de septembre étant désormais une assemblée dite plénière. Ce procès-verbal est approuvé à l’unanimité.

Avant de passer à son rapport moral, P. Lurbe annonce le résultat des élections au bureau, en remerciant les collègues qui se sont chargé du dépouillement. Il y avait 117 votants. Lyndon Higgs (116 voix), Mélanie Joseph-Vilain (116 voix) et Martine Yvernault (114 voix) ont été réélus pour un deuxième mandat de deux ans au sein du bureau. En raison des départs de Bernard Cros, Pierre Lurbe et Anne Page, trois postes étaient à pourvoir cette année : ont été élus Jean Albrespit (114 voix), Emily Eells (115 voix), et Alexandra Poulain (111 voix). Le bureau renouvelé arrêtera la répartition des fonctions entre ses membres lors de sa première réunion, le 5 juillet prochain. Il est toutefois une fonction qui a d’ores et déjà été pourvue, celle de président de la SAES : Pierre Lurbe a le grand plaisir d’annoncer à l’assemblée que le bureau dans sa nouvelle composition s’est réuni immédiatement après le dépouillement du vote du comité, et a élu Wilfrid Rotgé comme nouveau président de la SAES.

P. Lurbe souhaite très chaleureusement la bienvenue aux trois nouveaux élus, salue non moins chaleureusement la confirmation au bureau des trois réélus, et adresse toutes ses félicitations à Wilfrid Rotgé, dont le statut est celui de président élu jusqu’à la fin du Congrès, qui marquera le moment de son entrée en fonction. Il souligne que W. Rotgé sera le premier spécialiste de linguistique à présider la SAES. Il adresse ensuite ses remerciements les plus chaleureux à Anne Page et Bernard Cros ; au terme de ce compagnonnage de quatre ans au sein du bureau, il tient à leur dire toute sa reconnaissance pour leur dévouement et leur efficacité exemplaires au service de notre communauté, en qualité respectivement de vice-présidente chargée des affaires scientifiques puis de vice-présidente chargée de la recherche, et de trésorier-adjoint puis de trésorier de plein exercice.

Ces remerciements seraient incomplets, si n’y étaient pas inclus les organisateurs de ce magnifique Congrès, Manuel Jobert, Marie-Agnès Gay, Catherine Delesalle, et toute l’équipe qui les épaule au sein du comité d’organisation, sans oublier les étudiants dont la contribution est essentielle au bon déroulement de l’ensemble.

 

Rapport moral du président

Ce rapport moral aura cette année un format inhabituel, car il s’agit d’un rapport de fin de mandat, qui marque un passage de témoin au nouveau président qui prendra ses fonctions dès demain. C’est la fin d’une séquence de quatre ans, mais cette séquence s’inscrit elle-même, sans solution de continuité, dans la trame ininterrompue de l’histoire de la SAES. L’action des bureaux qui se sont succédé ces quatre dernières années s’inscrit dans la continuité directe de celle des bureaux précédents : certains des projets qui ont abouti pendant la période qui s’achève avaient été lancés pendant le mandat de mon prédécesseur, Jean Viviès (Livre blanc de la recherche, revue Angles, pour ne citer que ces deux exemples) ; le bureau qui prend la relève poursuivra à son tour les actions entreprises pendant la mandature qui prend fin. Cette continuité est d’autant plus grande que le bureau n’est jamais renouvelé en bloc : c’est la garantie de son fonctionnement harmonieux et sans heurts, et du maintien d’une mémoire collective qui contribue à structurer et pérenniser son identité.

Où en est la SAES en juin 2016, et qu’ont apporté les quatre années écoulées ?

La SAES se porte bien, et même très bien. Notre société compte à ce jour près de 2400 membres, 28 sociétés affiliées, dont pas moins de 5 l’ont été depuis 2012 : SAGEF (Société des Etudes Anglophones sur les Femmes, le Sexe et le Genre), FATHOM (French Association of Thomas Hardy Studies), ARDAA (Association pour la Recherche en Didactique de l’Anglais et en Acquisition), SEM (Société d’Etudes Modernistes), Biography Society. Cette liste est révélatrice de la très grande variété des objets d’étude, des thématiques, des méthodes de recherche, qui caractérise le champ de l’anglistique. On pourrait avoir une impression d’éclatement, mais pourtant, tout cela fait d’excellents anglicistes, et nous rappelle que la SAES est bien la maison commune de tous les anglicistes : nous avons beaucoup plus en commun que nous ne l’imaginons parfois. Notre identité collective commune est une réalité, dont notre Congrès annuel est le lieu d’expression par excellence.

Depuis plusieurs années maintenant, l’accent est mis sur le caractère professionnel de nos Congrès, avec les tables rondes formations et recherche, qui abordent des questions qui nous concernent tous. En 2012, sous le mandat de Jean Viviès, la table ronde consacrée à l’ANR fut pionnière ; depuis, se sont succédé des TR consacrées à la question de l’Open Access, avec Pierre Mounier (2013), aux MOOCs, avec Eric Bruillard (2014), à l’évaluation de la recherche, avec les déléguées scientifiques du HCERES, Laurence Talairach-Vielmas et Martine Schuwer (2015), à la professionnalisation de la formation, avec José Rose (2015 également). Le Congrès de 2015 a été le premier au cours duquel deux TR ont été organisées, et il en va de même cette année.

Les liens entre les sociétés savantes affiliées et le bureau ont été renforcés par la mise en place de rencontres régulières, tant dans le cadre du Congrès que dans celui des journées de septembre. Par la même occasion, des liens se sont aussi tissés entre les sociétés elles-mêmes, notamment par le biais d’une liste de diffusion spécifique mise en service l’an dernier.

Ces évolutions ont eu lieu dans le cadre d’une année SAES doublement réorganisée, du point de vue du calendrier, et du point de vue du contenu. Calendrier : pour des raisons sur lesquelles je ne reviens pas, mais qui ont été longuement exposées et débattues en AG, le Congrès a été reculé à juin, et simultanément avancé dans la semaine puisqu’il a désormais lieu du jeudi au samedi ; de même, les journées dites « d’octobre » ont été avancées à septembre. Contenu : la différenciation entre les deux grands événements annuels que sont le Congrès et les journées de septembre est clairement marquée, ces dernières étant désormais pleinement consacrées aux concours et au bilan de la session du CNU, en sus des traditionnelles réunions des sociétés affiliées. Je tiens à remercier les présidents ou vice-présidents de jurys de concours, ainsi que les présidents ou  vice-présidents du CNU avec lesquels j’ai eu le plaisir de travailler au cours de mon mandat, et qui ont été les bienvenus à la tribune de nos assemblées : Françoise Bort, Claire Charlot, Chantal Manes, Antoine Mioche, Claire Omhovère, et Bertrand Richet ; Agnès Celle, Pierre Cotte, et Jean Viviès. En tant que lieu de rencontre et d’échange pour l’ensemble de notre profession, la SAES demeure irremplaçable.

La structure du bureau de la SAES a été modifiée, pour mieux affirmer l’existence des deux piliers traditionnels que sont le pôle recherche et le pôle formations. La responsabilité du pôle recherche a été dédoublée, pour être partagée entre un(e) vice-président(e) chargé(e) de la recherche (successivement Carle Bonafous-Murat et Anne Page), et  un(e) vice-président(e) chargé(e) des affaires scientifiques (successivement Anne Page et Martine Yvernault) ; il en va de même pour le pôle formations, dont la responsabilité est partagée entre un(e) vice-président(e) chargé(e) des formations (successivement Anne-Florence Gillard-Estrada, Maryvonne Boisseau, et Wilfrid Rotgé), et  un(e) secrétaire adjoint(e) chargé(e) des formations (Claire Tardieu). La réflexion dans ces deux domaines a été extrêmement nourrie, et a pris appui sur le travail considérable des commissions compétentes : la commission formations, pilotée par Claire Tardieu, s’est occupée du suivi du MEEF, du dossier LANSAD, de l’évolution du métier ; la commission de la recherche, sous la houlette d’Anne Page, a travaillé au Livre blanc, qui est présenté dans le cadre de ce Congrès. Au nom de la SAES, j’exprime notre reconnaissance collective à tous  les membres de ces commissions, qui n’ont été avares ni de leur énergie ni de leur temps pour mener à bien les missions qui leur ont été confiées. L’élection constitutive du collège des doctorants a eu lieu hier matin ; cette nouvelle structure, dont la mise en place est supervisée par Martine Yvernault, permettra aux doctorants membres de la SAES de mieux se connaître, et de travailler ensemble à la définition de doctoriales renouvelées, dont la première édition, encore expérimentale, vient d’avoir lieu.

Le secrétariat général, assuré successivement par Florence March et Rémy Bethmont, reste la cheville ouvrière du bureau, dont il assure le fonctionnement régulier, s’occupant entre autres de l’annuaire et des élections annuelles. A la vice-présidence en charge du Congrès et des relations avec l’AFEA se sont succédé Brigitte Félix et Laurent Roesch, grâce à qui nous avons une visibilité à moyen terme (2020) sur nos Congrès futurs et les universités qui les accueilleront. Depuis le Congrès de Toulon l’an dernier, une convention écrite avec l’université d’accueil précise clairement les responsabilités respectives des deux partenaires (SAES et établissement organisateur) ; un vide juridique est ainsi comblé. La veille documentaire, qui est une contribution essentielle à l’information de notre communauté, et a été instituée sous le mandat de Jean Viviès, a été assurée successivement par Anne-Florence Gillard-Estrada et Mélanie Joseph-Vilain ; tâche non moins importante, dont dépend le bon fonctionnement du comité électoral annuel, et donc la vie démocratique de la SAES, que celle des relations avec les correspondants, dont Florence March, Philippe Vervaecke, Anne-Florence Gillard-Estrada et Mélanie Joseph-Vilain ont eu la charge. Le site internet, qui centralise un très grand nombre d’informations de tous ordres, est indispensable à l’exercice même de notre métier. De 2012 à 2014, c’est Françoise Baillet qui a veillé à son bon fonctionnement, avant d’être relayée par Lyndon Higgs, qui a conduit et mené à bien sa spectaculaire rénovation. Notre site a de nombreuses fonctionnalités nouvelles, ce qui a entraîné la disparition de l’annuaire papier, mais aussi du Bulletin, qui après un quart de siècle de bons et loyaux services, avait perdu sa raison d’être ; de nouvelles rubriques y ont été créées, comme le Jardin du souvenir, dédié à la mémoire de nos collègues disparus.

Rien de cela n’aurait été possible sans le nerf de la guerre, c’est-à-dire l’argent qui provient des seules cotisations des membres de la SAES. Le rôle du trésorier est donc essentiel : on doit à Bertrand Richet un travail monumental de réorganisation et de rationalisation de notre trésorerie, travail continué et poursuivi par Bernard Cros, qui a en outre la tâche parfois ingrate de gérer notre liste de messagerie. Malgré un certain nombre d’incidents que je n’évoquerai pas ici, mais dont chacun se souvient, notre liste n’est toujours pas modérée, et il n’est pas prévu qu’elle le soit ; c’est le gage d’une souplesse irremplaçable, et si la modération de notre liste n’est pas à l’ordre du jour, c’est à vous, et à votre sens de la responsabilité, chères et chers collègues membres de la SAES, que nous le devons. Même si  nos médiateurs, Adolphe Haberer puis Albert Hamm — qui m’ont chargé d’excuser auprès de vous leur absence à notre AG —, ont été amenés à intervenir dans certains cas, ce n’est arrivé que rarement.

La SAES poursuit sa mission fondamentale de défense et d’illustration de la recherche en études anglaises, de plusieurs manières complémentaires : grâce au Fonds SAES, pérennisé à l’Université d’Avignon depuis octobre 2009, dont la responsabilité a été confiée à Florence March, puis à Laurence Belingard, cette dernière en qualité de chargée de gestion ; grâce au Prix de la recherche SAES/AFEA, dont le règlement a été renouvelé en 2013, et dont le jury, présidé par Dominique Sipière, puis Agnès Alexandre-Collier, accomplit chaque année un  travail considérable de lecture et d’évaluation, dont nous leur sommes collectivement très reconnaissants ; grâce à la revue Angles, dont un comité de réflexion piloté par Anne Page avait préparé le lancement, et qui en sera bientôt à son n°3 – le travail du rédacteur en chef, Yan Brailowsky, et de l’ensemble du comité de rédaction mérite d’être salué.

Comme toujours, la SAES intervient dans le débat national, que ce soit en son nom propre, ou que ce soit en liaison avec l’AFEA et ses présidentes successives, Isabelle Alfandary et Nathalie Caron, ou bien encore dans le cadre du Forum des Sociétés Savantes ou du Groupement des Associations de Langues et Cultures Etrangères (GALET). Pour ne citer que quelques exemples, au cours des quatre années écoulées, la SAES, seule ou en association avec d’autres sociétés savantes, est notamment intervenue dans les débats sur la Refondation de l’école, a contribué aux assises de l’ESR, a proposé sa réflexion sur le cadre national des formations, est intervenue auprès du Ministère au sujet de la réforme du CAPES et de la mise en place du MEEF, a défendu le maintien du CNU en tant qu’instance nationale de qualification, s’est inquiétée de la suppression du plurilinguisme à l’oral du concours d’entrée à l’ENA. Tout récemment, à la fin mars, le GALET a été reçu au Ministère par Madame Pascale Laborier, conseillère SHS du secrétaire d’État, pour un entretien dont le compte-rendu a été diffusé peu avant le Congrès de Lyon. L’ensemble de ces documents sont archivés et consultables sur notre site. Ces initiatives n’ont pas toujours été couronnées de succès, et c’est un euphémisme, mais pour citer Guillaume Ier d’Orange, « Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer » ; il ne fait pas de doute que la SAES, sans se décourager, entreprendra encore et encore, et persévérera dans ses entreprises.

La SAES a également un rôle international important, au sein d’ESSE, qu’elle a contribué à fonder en 1990. En tant que président de la SAES, je siège ès-qualités au Board d’ESSE depuis 2011, où je nous représenterai encore, pour la dernière fois, à Galway au mois d’août prochain ; les réunions du Board ont toujours été intenses, fructueuses, et conviviales, grâce à sa présidente actuelle, Liliane Louvel, mais aussi à son prédécesseur, Fernando Galván, auxquels je rends conjointement hommage. Je rappelle qu’à l’occasion des deux derniers Congrès d’ESSE, nos collègues Catherine Paulin (Istanbul, 2012) et Line Cottegnies (Košice, 2014), nous ont fait l’honneur de représenter la SAES lors de conférences semi-plénières très suivies, et que c’est Michel Van der Yeught qui portera nos couleurs à Galway : c’est bien la SAES dans toute sa diversité qui est ainsi représentée. Pendant mon mandat, j’ai régulièrement représenté notre société à l’occasion des Congrès des sociétés européennes sœurs, en Allemagne, en Espagne, au Portugal, en Hongrie, et tout récemment encore, au Royaume-Uni.

Au moment de quitter mes fonctions, je ne peux que dire ma reconnaissance aux membres de la SAES qui m’ont confié ce mandat à Limoges en 2012 ; aux membres du bureau avec lesquels j’ai eu la chance, l’honneur, et le bonheur de travailler pendant ces  quatre années, en tant que primus inter pares ; à toutes celles et tous ceux que je n’ai pu nommer individuellement, membres des instances mises en place par la SAES ; à vous toutes et vous tous, membres de la SAES, sans le soutien de qui rien n’aurait été possible. Plus lointainement, je tiens à dire ma reconnaissance aux membres des bureaux auxquels j’ai appartenu avant d’être président, et à celle et ceux de mes prédécesseurs avec lesquels j’ai très directement travaillé : tout récemment encore, en tant que vice-président chargé des relations internationales (2010-2012), pendant le mandat de Jean Viviès ; et à une époque antédiluvienne – littéralement, puisqu’au moment où je m’adresse à vous, la France est sous les eaux  –,  en tant que trésorier, sous la présidence de Jacqueline Genet (1990-1992), puis de Louis Roux (1992-1996).

Ce rapport aurait pu s’intituler « Fin de partie », mais c’est un peu triste ; ou bien « En attendant Godot », mais nous n’avons plus à attendre, puisque nous avons d’ores et déjà un nouveau président ; il s’intitulera donc « Oh les beaux jours ! » : Oh les beaux jours que la SAES a connus ! Oh les beaux jours qu’elle va connaître encore !

Le rapport moral du président est mis aux voix et approuvé à l’unanimité.

 

Rapport du trésorier

Fichier adhérents et annuaire

Au 30 mai 2016, la SAES comptait 2 382 adhérents (68 de plus qu’au 30 mai 2015 : 138 arrivées pour 70 départs), une hausse de 2,8% par rapport à 2015, qui est essentiellement le fait de thésards. La question de la mise à jour du fichier a fondamentalement changé du fait de la création de l’intranet du nouveau site de notre société : la responsabilité des modifications appartient désormais aux adhérents eux-mêmes qui doivent les effectuer en ligne, même si le responsable du fichier effectuera de bonne grâce celles qui pourraient lui être adressées. Ceci est vital pour la bonne santé de notre institution et il conviendra de communiquer régulièrement à ce sujet auprès des adhérents et des correspondants de section. Seuls les changements liés au prélèvement bancaire doivent toujours transiter par le trésorier, ainsi que les documents relatifs à une première inscription, disponibles en ligne à la rubrique Adhésion avec les consignes.

 

Messagerie

Au 30 mai 2015, la messagerie de la SAES comptait 1943 abonnés (+105, soit 5,7% de hausse). Chaque adhérent a la possibilité de modifier l’adresse qu’il utilise en se rendant sur le site web de la messagerie et en demandant un mot de passe (https://listes.univ-pau.fr/sympa/review/saes), même si, là encore, le responsable de la messagerie peut s’en charger. Cette page permet aussi de modifier également le mode de réception, si on ne souhaite pas recevoir les messages au fur et à mesure de leur publication mais, par exemple, un résumé des messages en fin de journée. Il faut bien différencier cette page du site de la SAES sur lequel il n’est pas possible de modifier l’email utilisé pour la messagerie. Les adresses aol.com, hotmail.fr et yahoo.com continuent de poser des problèmes récurrents. Idéalement, il serait bon que les adhérents utilisent une adresse professionnelle, qui a l’avantage de bien identifier leur nom et leur institution de rattachement.

 

Trésorerie

La situation financière de notre société est toujours aussi saine. Les cotisations sont suffisantes pour assurer la gestion courante des activités. L’épargne permet de pourvoir à tout accident potentiel et d’assurer les investissements ponctuels nécessaires, comme ce fut le cas ces derniers temps pour le nouveau site. Il est à noter que le montant des cotisations n’a pas augmenté depuis 2011 et que celles-ci demeurent modestes au regard de ce qu’exigent d’autres sociétés savantes. Elles constituent toujours notre seule source de revenus en dehors de la quote-part versée par l’AFEA au titre des bourses de thèse et de HDR et des frais liés à l’organisation du Prix de la Recherche. Les deux comptes rémunérés (Livret A et Livret A Associations) rapportent peu (un peu moins de 700€ pour l’année 2015), mais la vocation de la SAES et la politique du Bureau ne sont pas de prendre des risques inconsidérés sur les marchés financiers.

 

État de caisse 2013-2015 (en euros)

  Compte courant Livret A Livret Association TOTAL
31 déc. 2013 5 461,14 53 719,37 76 840,72 136 021,43
31 déc. 2014 3 132,63 77 721,23 52 221,55 133 075,41
31 déc. 2015 1403,57 78 417,53 42 131, 15 121 952,25

 

Comme en 2014, la Société a dépensé en 2015 plus d’argent qu’elle n’en a encaissé (environ 12 000 euros), mais le résultat net est trompeur. Si le produit des cotisations est stable (+332 euros), certaines dépenses ont été affectées par des anomalies passagères relevant de la conjoncture. Ces dépenses se déclinent en sept catégories : site et annuaire, congrès, fonctionnement du Bureau, activités hors Bureau, bourses et subventions, participation à ESSE et frais bancaires. Les deux anomalies principales concernent l’annuaire et les congrès.

  1. Pour la seule et unique fois, la SAES a eu à supporter à la fois les coûts de l’annuaire papier (10 000 euros) et ceux de la création du nouveau site internet (6 929 euros), lancé en mars 2016, mais dont la réalisation a commencé au printemps 2015. L’annuaire ancienne formule a connu sa dernière édition, ce qui permettra d’économiser dès 2016 les frais liés à sa fabrication et surtout à son expédition.
  2. Les coûts liés aux congrès ont été… neuf fois plus élevés qu’en 2014, du fait de l’envoi très tardif par l’université de Caen des factures relevant des crédits d’initialisation du congrès 2014 (3 000 euros) et des frais d’hébergement du Bureau (un peu plus de 6 600 euros avancés par Caen), et qui ont été réglées sur l’exercice 2015.
  3. Les frais liés aux activités de la Société hors Bureau (Commission Recherche, Commission Formations, Prix de la Recherche, Revue Angles, agrégation) ont été en lègère hausse (+900 euros).
  4. Les frais de fonctionnement du Bureau (hors congrès) ont baissé de près de 3 000 euros, toujours pour des raisons conjoncturelles liées à la réception plus ou moins tardive de certaines factures.
  5. Les bourses de thèse et de HDR accordées conjointement par la SAES et l’AFEA sont en légère baisse (-1 600 euros). Le trésorier de la SAES verse la première moitié des bourses après leur proclamation, la seconde étant conditionnée à l’envoi au trésorier par les lauréats des justificatifs, à concurrence du montant de la bourse, et à la communication d’un rapport d’utilisation scientifique aux responsables des bourses aux bureaux de l’AFEA et de la SAES. Une fois le bilan exact effectué en fin d’année, l’AFEA s’acquitte de sa quote-part (50%). La quote-part correspondant à 2014 devait être versée durant l’été. Signalons que la plupart des lauréats ne demandent pas la deuxième partie de la bourse avant plusieurs mois, souvent l’année civile qui suit, ce qui décale les versements.
  6. Trois subventions pour publication ont été accordées contre une seule en 2014 (SEAC, SEPC, Société de stylistique).
  7. La contribution à ESSE est revenue à son étiage habituel (près de 17 000 euros), après le double paiement exceptionnel de l’exercice précédent, ESSE exigeant désormais des sociétés qui la composent que les cotisations soient versées avant la fin de l’année d’exercice et non au premier trimestre de l’année suivante.
  8. Les frais bancaires ont été stables. Le nombre de rejets de prélèvements a été marginalement supérieur à celui de 2014.

 

Bilan au 31 décembre 2015 (en euros)

Postes Recettes 2014 Dépenses 2014 Recettes 2015 Dépenses 2015
Cotisations 67 001,00 1 863,00 67 345,00 1876,00
Agrégation 745,55 850,27
Annuaire 10 322,57 10 548,61
Bourses 8 789,24 14 092,70 5 319,10 12 425,00
Comm Formations 563,20 294,00
Comm Recherche 2882,40 2985,80
Congrès   1 979,57    17 102,21
ESSE   32 724,00    16 983,00
Fonctionnement bureau 13 256,22 0,21 10 377,64
Frais bancaires 0,29 991,51 1 045,90
Intérêts bancaires 1 382,69 696,30
Prix recherche 2 191,22 2 720,23 3 300,93
Revue SAES 934,50  17,00 1 624,50
Site       6 929,01
Subventions 455,00 1 810,73
TOTAL 77 173,22 83 001,04 76 097,84 88 113,60
-5 827,82€ -12 015,76€

 

Le trésorier demande le quitus à l’assemblée, qui lui est accordé à l’unanimité.

 

Trésorerie 2016

Le prélèvement 2016 a eu lieu le 10 février dernier dans de bonnes conditions. Le coût des prélèvements (février-avril) s’est élevé à 894,75 euros pour 67 542 euros de recettes. Le nombre de prélèvements rejetés a légèrement augmenté — 58 contre 45 l’an dernier, soit à peine 0,2% du total — mais on ne saura trop insister sur la nécessité de faire suivre toute modification bancaire le plus vite possible au trésorier. Quelques adhérents paient par virement, tandis que les chèques ont presque disparu (11).

 

 

Etat de caisse 2016

  Compte courant Livret A Livret Association TOTAL
30 mai 2016 2 280,27 78 417,53 89 131,15 169 828,95

 

Trésorerie au 30 mai 2016 (en euros)

Postes Recettes 2016 Dépenses 2016
Cotisations 68 138,00 1 984,00
Agrégation 0,00
Annuaire 0,00
Bourses 6212,50 2 400,00
Comm Formation et  recherche

arecherche

1580,92
Congrès 1 522,00
ESSE 305,45
Fonctionnement bureau 4 213,04
Frais bancaires 979,52
Intérêts bancaires 0,00
Prix recherche 1 033,56 655,52
Revue SAES 391,90
Site 12 208,15
Subventions 1 266,86
TOTAL 75 384,06 27 507,36
+ 47 876,70

 

 

Budget prévisionnel 2016

Le budget prévisionnel (basé sur 2 350 adhérents) est aligné sur les années précédentes.

 

Budget prévisionnel 2016 (en euros)

Postes Recettes 2016 Dépenses 2016
Cotisations 68 138,00 1 984
Agrégation 500
Annuaire 0
Bourses 7 500 15 000
Commissions

Formation et  Recherche

2 500
Congrès 11 000
ESSE 17 000
Fonctionnement bureau  10 000
Frais bancaires 1 300
Intérêts bancaires 800
Prix recherche 1 600 1 500
Revue SAES 1 000
Site 16 000
Subventions 1 500
TOTAL 77 838 70 286

 

Le budget prévisionnel est approuvé par un vote unanime de l’AG. Le trésorier remercie l’assemblée, ainsi que les membres du Bureau avec lesquels il a eu le grand plaisir de travailler pendant quatre années.

Les comptes sont consultables par tous les adhérents sur simple demande auprès du trésorier.

 

Evolution du site Internet

La parole est donnée à Lyndon Higgs, secrétaire adjoint, responsable du site web de la SAES.

L’ancien site de la SAES,  créé en 2009 par nos collègues de Poitiers, a été remplacé cette année par un tout nouveau site. Sa mise en production a eu lieu le 16 mars 2016, après un travail  de préparation de plus de 18 mois : création d’un cahier des charges détaillé, choix d’une entreprise, coordination de la mise en place du site, transfert de données de l’ancien site vers le nouveau, etc.    Il y a actuellement entre 300 et 600  visites par jour, et  les rubriques les plus consultées sont  « concours »  (consultation des bibliographies de l’agrégation, et des annales (documents écrits et audio)) et «  colloques » (annonces de colloques et de journées d’études).

L’organisation des rubriques a été repensée, la présentation des annonces de colloques améliorée, et un moteur de recherche a été rajouté.

Quelques jours plus tard, a été mise en production la partie « intranet » du site, réservée aux membres de la SAES et protégée par un mot de passe personnalisé. Cet « espace adhérents » contient l’annuaire électronique des membres (qui remplace l’annuaire papier).

  1. Higgs montre les fonctionnalités de l’espace intranet : mettre à jour sa fiche personnelle, effectuer une recherche par nom, ou effectuer un tri des membres selon un ou plusieurs critères (statut, établissement, spécialité, etc.). Toutes les informations concernant le fonctionnement de l’annuaire se trouvent à cette adresse: http://saesfrance.org/saes/espace-adherents/ Il insiste sur l’importance d’actualiser sa propre fiche à chaque changement de  coordonnées ou de situation professionnelle afin que l’annuaire soit le plus à jour possible.

Les suggestions concernant l’amélioration  de ce nouveau site sont toujours les bienvenues. Contactez le webmestre (webmaster@saesfrance.org)

 

Congrès de Reims

Laurent Roesch remercie l’équipe de Lyon 3 pour l’organisation du congrès. En 2017, c’est l’université de Reims Champagne Ardennes qui accueillera le congrès SAES les 1-2-3 juin.

Christine Sukic prend la parole au nom du comité d’organisation de Reims. L’équipe s’est mise au travail depuis plusieurs mois. Le thème du congrès sera « Reconstruction(s) », en référence à l’histoire locale, marquée par les guerres. Le comité va commencer à élaborer le texte de cadrage dès la semaine prochaine.

 

Laurent Roesch annonce que le bureau a décidé d’utiliser les économies réalisées par la disparition de l’annuaire papier en baissant les tarifs du congrès. En 2017, le tarif plein passera de 55 à 35 € (et 20 € pour les doctorants).

 

 

 

 

ESSE

Liliane Louvel, présidente d’ESSE, rend hommage à Pierre Lurbe pour son implication dans ESSE. Elle rappelle que les membres de la SAES sont tous membres de ESSE (9€ de leur cotisation SAES va à ESSE). C’est une manière de souligner le fait que la communauté scientifique dont les membres de la SAES font partie est européenne. ESSE représente, en effet, cette communauté et nous devons aider nos collègues dans les pays où les conditions de travail sont difficiles pour les universitaires, pour des raisons politiques, financières ou de choix de disciplines.

Liliane Louvel indique que le Messenger, qui coûtait 30000€, est désormais sous forme électronique sur le site. Il comporte une partie blog et une partie revue avec compte-rendus et thématiques. Le Messenger va évoluer vers une revue « peer-reviewed ». Avec les économies réalisées, on a augmenté le montant des bourses. Le prix du livre est désormais de 1500€ pour les deux types de prix dans chaque domaine de l’anglistique. Il est important que les collègues français publient davantage d’ouvrages en anglais afin de pouvoir concourir. ESSE accorde aussi des Book Grants de 300€ pour des achats de livres. Tous les renseignements se trouvent sur le site essenglish.org. Les doctoriales ESSE auront désormais lieu tous les ans, juste avant la réunion du Board of ESSE et non pas seulement les années de congrès. Une aide financière sera apportée aux candidats.

Liliane Louvel donne une idée du programme du congrès de Galway qui se déroulera en août. Le congrès suivant, en 2018, aura lieu à Brno en République Tchèque puis ensuite en 2020 à Lyon 2 et l’ENS Lyon. En 2022, il devrait normalement avoir lieu en Allemagne.

 

Intervention du président du CNU, Jean Viviès

Qualifications

109 collègues ont été qualifiés aux fonctions de MCF (75% des candidats), 26 aux fonctions de Professeur (79% des candidats). On semble s’orienter par ailleurs vers une dématérialisation des dossiers.

 

CRCT et Promotions

Le CNU disposait de 9 semestres CRCT pour 63 candidats. 6 ont été accordés à des MCF et 3 à des PR. Le CNU a rédigé une motion, qui a été diffusée, pour déplorer ce nombre très insuffisant. Il demande que soit revu le dispositif des CRCT, non conforme aux « standards internationaux » invoqués par ailleurs dans des rapports officiels (IGAENR).

 

Promotions

32 collègues ont été promus MCF hors classe, 11 PR 1, 9 PR Cl ex.1 et 3 PR Cl.ex2. Proportions : 1/3 pour les MCF, 1/6 pour les PR 1, 1/5 pour PR Cl ex.1 et 1/6 pour PR Cl.ex2.

 

État du dossier sur le suivi de carrière

Le sujet est en évolution régulière. Le décret du 2/9/2014 a fait apparaître une différence, passant de la notion d’« évaluation » à la notion de « suivi de carrière ». Puis la circulaire de mai 2015 a précisé que le suivi de carrière doit favoriser l’accompagnement professionnel et ne doit pas servir pour les promotions ou pour une modulation des services. Est-ce une modification de vocabulaire, ou une modification de fond ? Les sections CNU restent très vigilantes.  En décembre 2015, la CP-CNU a voté pour un nouveau moratoire. 38 des 52 sections CNU ont émis un avis défavorable au suivi de carrière. Face aux motions, le Ministère a décidé de ne pas appliquer le dispositif mais a mis en place une expérimentation. 9 sections ont décidé d’expérimenter le suivi.

La 11e section avait voté une motion lors de l’élection du bureau, réitérée par une autre motion lors de la session des qualifications de janvier (votée à l’unanimité à bulletins secrets) pour réitérer son opposition à l’évaluation récurrente, systématique et obligatoire. D’autres sections ont d’ailleurs repris le texte de cette motion. Le président a répondu le 13 avril au MESR que la section 11, dans le droit fil de ses positions antérieures, ne mettrait pas en place l’expérimentation proposée.

Enjeux : le suivi de carrière est clairement souhaité par certains acteurs, la ministre, le secrétaire d’État, la DGRH, des représentants de la CPU. Le CNU n’est pas soutenu par tous les milieux (voir les positions lors des Assises de l’ESR (2010), ou de certains parlementaires s’étant prononcés contre la qualification). Certains voudraient lui confier cette mission du suivi de carrière plutôt que celle de la qualification scientifique (si bien que le CNU pourrait avoir en quelque sorte les attributions d’une sorte de HCERES des personnels).

Le contexte budgétaire de nombreux établissements est par ailleurs serré : les tutelles répondent que la loi permet d’ores et déjà de jouer sur la modulation des services, et la Cour des Comptes le préconise aussi. Un rapport récemment publié de l’IGAENR propose de mettre en place la modulation et de renoncer à la référence de 192h. Il semble que nous approchions d’un point de contradiction entre la logique de statut national et la logique d’autonomie, dans laquelle le chef d’établissement est défini comme employeur et donc pourrait déterminer les services hors référence nationale. Donc le suivi de carrière pouvait/pourrait se concevoir comme un élément d’appréciation fourni par les pairs et non en local pour permettre de déterminer les services ou les promotions/CRCT.

Le groupe de travail CP.CNU et les échanges entre CPU, CP-CNU et DGRH semblent entre temps dessiner un compromis : le suivi ne pourrait avoir d’impact sur les services. Une appréciation dite « littéraire » serait donnée par le CNU, qui ne serait pas une notation, ne comporterait pas de quota, ni d’éléments comparatifs. Ne seraient pas concernés les EC recrutés ou ayant changé de grade depuis moins de 5 ans, et ceux proches de la retraite (4 ans). Par conséquent, la moitié des EC environ de chaque vague relèverait de ce nouveau suivi de carrière. Un avis serait envoyé à l’EC et non à l’établissement, et un autre plus court à l’établissement avec droit de réponse de l’EC.

Le président du CNU n’a cependant pas d’information stabilisée et le sujet va sans doute encore évoluer dans les mois qui viennent. Le groupe de travail de la CP-CNU continue ses travaux.

 

Pôle formations

Claire Tardieu, secrétaire adjointe aux Formations, rend d’abord compte du travail effectué par la Commission Formations de la SAES en 2015-2016. Elle rappelle que la commission formations de la SAES maintient le suivi du dossier MEEF suite à l’enquête menée en 2013-2014 et à l’actualisation présentée en juin 2015 au Congrès de Toulon. Ainsi a été mis à jour le MEEF pour les nuls avec en particulier un point sur les inscriptions hors MEEF pour les étudiants déjà titulaires d’un Master (diapo 3), les emplois « apprenti professeur » qui remplacent les emplois « avenir professeur » (diapo 9), les annexes sur les notions et thématiques (dernière diapo) en lien avec la réforme du collège.

Elle poursuit en annonçant la fin de l’enquête sur le secteur LANSAD menée en 2015 par la sous-commission composée de Cédric Brudermann, Marie-Annick Mattioli, Anne-Marie Roussel et Cédric Sarré, enquête dont les premiers résultats avaient pu être présentés au Congrès de Toulon et dont la synthèse a été transmise par Anne-Marie Roussel lors de la table ronde de cette année. Elle rappelle aussi l’exposé fait, lors de cette même table ronde, par  Cédric Sarré, Directeur adjoint du CLES, en charge des ressources humaines sur le Certificat de Compétences en Langues de l’Enseignement Supérieur (CLES), certificat qui concerne en priorité les étudiants LANSAD.

Tous les documents sont désormais en ligne sur le site de la SAES à la rubrique Formations, à savoir : une synthèse de 5 pages, la présentation Powerpoint des résultats du questionnaire LANSAD et enfin, la présentation de Cédric Sarré.

Claire Tardieu présente ensuite les perspectives pour le Congrès de Reims de 2017 : il s’agit d’abord de mener l’enquête sur l’évolution du métier, entamée sous la vice-présidence de Maryvonne Boisseau. Un questionnaire sera diffusé à la rentrée permettant de présenter un panorama des réponses lors de la table ronde Formations du Congrès de Reims.

Enfin, l’objectif est plus globalement de rédiger un Grand Livre blanc de la Formation regroupant tous les travaux de la commission.

Claire Tardieu passe ensuite la parole à Wilfrid Rotgé, Vice-Président aux Formations.

Ce dernier présente le programme des journées de septembre qui auront lieu le vendredi 16 et le samedi 17 septembre 2016.

 

Livre blanc de la recherche en études anglophones

Anne Page, vice-présidente recherche, présente brièvement le Livre blanc de la recherche qui a été longuement présenté aux participants du congrès lors de la table ronde recherche. Il n’y avait pas eu d’état des lieux sur l’anglistique française depuis le Livre blanc SAES de 2001, coordonné par François Laroque sous la présidence de Michel Morel. Ce nouveau livre blanc tient compte des nombreuses évolutions qui ont bouleversé le paysage de la recherche française de ces quinze dernières années. Ce Livre blanc est l’œuvre de la Commission recherche de la SAES qui a élaboré des questionnaires à l’intention des présidents des sociétés savantes affiliées à la SAES et des directeurs d’unités de recherches relevant entièrement ou en partie de l’anglistique. C’est cette même Commission qui s’est chargée du dépouillement des réponses et de la rédaction des synthèses qui composent le Livre blanc. Celui-ci

 

  • propose des données quantitatives recueillies auprès des structures pérennes—unités de recherche et sociétés savantes—dans le domaine des études anglophones, sans distinction d’aires géographiques, de périodes ou de disciplines ;
  • met à disposition de tous une cartographie du champ, à des fins d’analyse et de comparaison ;
  • dresse un état des lieux de la recherche en études anglophones permettant de mieux cerner son impact et ses évolutions ;
  • précise le rôle des sociétés savantes comme éléments de structuration de la recherche ;
  • identifie les points forts et les risques actuels dans le domaine des études anglophones et propose des pistes de réflexion stratégique.

 

Bourses SAES/AFEA

Martine Yvernault, vice-présidente chargée des affaires scientifiques, rappelle que les procédures relatives aux bourses conjointes SAES/AFEA sont sur le site web. Elle annonce les lauréats SAES des bourses de thèse et d’HDR, puis les lauréats AFEA des bourses :

 

 

Lauréats SAES 2016 Lauréats AFEA 2016
Bellego Marine Thèse Castet Anthony

Thèse

 

Capdville Valérie HDR Cogan Michaela

Thèse

 

Dupouy Justine Thèse Landragin Loisa

Thèse

 

El Fekih Wafa Thèse Dassé Marine

Thèse

 

Gauthier Michael Thèse Morin Alice

Thèse

 

Haghshenas Leila Thèse Salari Chiara

Thèse

 

 

Lecossois Hélène HDR

 

Hamza Anissa

Thèse

 

Peraldo Emmanuelle

HDR

Manolescu Monica HDR

 

Petroff  Florence Thèse Wallart

Kerry-Jane HDR

 

Velkov Asparouh Thèse  

 

Collège des doctorants

Martine Yvernault rappelle brièvement l’historique de la mise en place du Collège des doctorants. Les élections des représentants du collège ont eu lieu le 2 juin 2016. 3 candidats ont été élus : Myriam Ardoin, Anissa Hamza et Ernest Hounhouayenou. Des doctoriales ont eu lieu après les élections. Les doctorants ont de nombreuses idées pour l’avenir du Collège.

 

Revue Angles

Yan Brailowsky, rédacteur-en-chef de la revue, présente le calendrier et les thématiques des prochains numéros. En 2016, un numéro qui sera publié cet été sera intitulé : « Angles and Limes: Examining and Challenging Research in Anglo-American Studies » sous la direction de Pascale Antolin. Ce numéro reviendra sur les cas « limite » et les nouvelles disciplines qui intéressent l’anglistique. À l’automne 2016, un numéro intitulé « Unstable states, mutable conditions » sera publié sous la direction de Cornelius Crowley. Quatre numéros sont en préparation pour 2017 et 2018 : un numéro sur les « Leisure studies » (sous la direction de Thibaut Clément et Laurent Châtel), un numéro sur « Experimental Art » (sous la direction de plusieurs collègues d’Amiens et de Paris 8), un numéro sur « Digital subjectivities » et un autre sur « Neoliberalism ». Yan Brailowsky encourage vivement les membres de la SAES à soumettre des articles à la revue, qu’ils soient thématiques ou hors-thème. En effet, il ne faut pas oublier que Angles publie également des articles dans la section ‘Varia’. La revue recherche activement des articles de qualité qui ne trouvent pas leur place ailleurs ; le comité encourage notamment les doctorants et les collègues étrangers à envoyer leurs propositions. La soumission pour la section ‘Varia’ n’est pas dépendante des appels à contribution thématiques ; les contributions peuvent donc être envoyées à tout moment de l’année.

 

La séance est levée à 18h30