La section 11 du CNU, réunie en assemblée générale à Paris le 12 mars 2026, dénonce une fois encore l’érosion continue du nombre de semestres de CRCT disponibles pour les collègues MCF et PR qui souhaitent pouvoir mener une recherche ambitieuse et de qualité en anglistique. Le nombre de semestres de la 11e section du CNU a été réduit chaque année depuis 2022, passant de 16 semestres à 11 semestres en 2026 (soit une baisse de 31% en 5 ans). La section rappelle qu’ils sont de droit dans de nombreux autres pays et qu’ils sont garantis, en France, par le décret du 6 juin 1984 (modifié par les décrets du 19 juillet 1987 et du 22 janvier 1992).
Comme déjà exprimé en 2025, par cette baisse, le gouvernement signifie clairement aux enseignant·es-chercheur·es qu’ils et elles ont de moins en moins de possibilités de bénéficier d’un semestre de CRCT après examen de leur dossier par leurs pairs au niveau national. Ils et elles dépendent alors entièrement des possibilités offertes localement, très disparates selon les établissements. Les enseignant·es-chercheur·es peinent déjà à trouver du temps de recherche, étant donné les nombreuses charges administratives et heures complémentaires d’enseignement qu’ils et elles sont contraint·es d’assurer. Si cette trajectoire n’est pas inversée, ils et elles continueront à avoir encore moins de temps pour mener leurs travaux de recherche, ce qui ne manquera pas d’affecter négativement la production scientifique nationale dans le domaine de l’anglistique.
La section 11 du CNU exige donc que le nombre de semestres de CRCT disponibles ne connaisse plus de baisse et qu’il retrouve au moins le niveau de 2022, à savoir 16 semestres, afin de ne pas davantage décourager la recherche française en anglistique.
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