Dans la nuit du 28 au 29 octobre, dans le cadre de l’examen du projet loi de programmation de la recherche (LPR), le Sénat a adopté un amendement supprimant la qualification par le Conseil National des Universités (CNU) pour les candidat·e·s aux fonctions de Professeur déjà Maître de conférences (MCF) et ouvrant aux établissements la possibilité de déroger à la qualification par le CNU pour les candidats aux fonctions de MCF ou Professeurs.

Les bureaux de la SAES et de l'AFEA expriment ici leur consternation et leur indignation. Ils partagent l'analyse de la présidente de la section 11 du CNU et présidente de la CP-CNU qui, avec le bureau de la CPCNU, écrit notamment :

" (…) La remise en cause du rôle d’une instance nationale dans le recrutement des enseignants-chercheurs ouvre la voie à la suppression de leur statut de fonctionnaire d’État. À travers la qualification, nous défendons l’existence d’un statut national d’enseignant-chercheur, indispensable à la garantie d’un service public d’enseignement supérieur d’égale qualité sur l’ensemble du territoire. Les signataires appellent instamment la Commission mixte paritaire du Sénat et de l’Assemblée nationale à supprimer cet amendement et à revenir d’urgence sur une décision inconsidérée, prise sans concertation aucune avec les instances représentatives telles que le CNU et le CNESER, qui met gravement en péril le statut national et le caractère équitable de la gestion des carrières des enseignants-chercheurs".

Nous encourageons tou.te.s nos membres à signer et faire signer la pétition initiée par la CP-CNU pour défendre notre statut : http://chng.it/FxrXm5kpyD