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Motion de la section 11 du CNU sur l’austérité budgétaire

La section 11 du CNU, réunie en assemblée générale à Paris le 12 mars 2026, dénonce fermement la politique d’austérité, qui condamne l’université française en général, et les lettres, langues, sciences humaines et sociales en particulier.

Partout en France, on voit se systématiser les gels et/ou suppressions de postes d’enseignants.es-chercheurs.ses et de personnels BIATSS, les réductions de supports d’ATER et de contrats doctoraux, les non-renouvellements de contrats, la précarisation des carrières (recours aux contractuel.les au détriment des postes pérennes), la réduction massive de l’offre de formation et des capacités d’accueil, ainsi que l’appauvrissement des dotations horaires menaçant la survie de certaines filières, avec des conséquences directes sur la survie de la recherche nationale.

Ces choix politiques, auxquels s’ajoutent l’inflation de ces dernières années et le prolongement du gel du point d’indice, contribuent à dégrader plus encore les conditions de travail à l’université, pour les personnels comme pour les étudiant·e·s, avec des conséquences parfois dramatiques sur la santé de toutes et tous. Dans ce contexte particulièrement préoccupant et en dépit des effets d’annonce, la loi de finances pour le budget adoptée le 2 février 2026, de même que les “Assises du financement des universités” décrétées par le Ministère, n’offrent pas de mesures compensatoires suffisantes. En outre, elles ne laissent entrevoir aucun changement de cap politique. 

Les membres de la section 11 du CNU appellent l’État à opérer une hausse massive des investissements à la hauteur des besoins, sans laquelle les universités pourront encore moins remplir leurs missions de service public, essentielles pour la société.

Vote : 45 Oui, 2 Nspp


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