*Guerre et nature :*
*Traces, interactions et reconfigurations dans les littératures
anglophones des XIXe, XXe et XXIe siècles*
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*Vendredi 8 octobre 2021*
*Université Paul Valéry-Montpellier 3 *
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Cette journée servira de point de départ à une réflexion sur les
relations entre guerre et nature dans les littératures anglophones
depuis le dix-neuvième siècle (domaine britannique, domaine américain,
littératures anglophones mondiales). Les champs des /War Studies/, de
l’écocritique et du néo-matérialisme seront croisés pour explorer la
façon dont l’empreinte écologique ou matérielle de la guerre moderne et,
inversement, l’impact de l’environnement sur les conflits sont
représentés dans les écrits de guerre fictionnels et non fictionnels. Il
s’agira ici de réfléchir à la guerre non dans sa dimension géopolitique,
mais dans sa dimension la plus humble au sens étymologique du terme,
terrienne et donc matérielle. L’application des recherches écocritiques
aux représentations littéraires de la guerre permet également d’explorer
l’expression des enchevêtrements complexes entre humain et non-humain
dans les conflits. Il sera alors possible de décentrer l’approche
traditionnellement anthropocentrique des /War Studies/ et d’interroger
les dichotomies préconçues entre nature et culture, vie et matière,
agentivité et passivité. À la lumière des travaux récents liés au
néo-matérialisme, le brouillage des frontières entre l’homme et son
environnement à la fois végétal et animal amène à reconfigurer les
catégories traditionnelles de l’éthique et de l’ontologie, et à se
demander dans quelle mesure les écrits de guerre permettent d’élargir la
question de l’altérité pour lui faire dépasser les bornes de l’humain.
*_Les propositions pourront porter sur les axes suivants :_*
·Le rapport entre soldat, technologie et environnement
·La guerre contre/dans la nature. La nature comme allié ou comme ennemi.
·Utilisation, domination et modification de l’environnement
·Guerre et écologie. Les traces de la guerre : déchets, débris, cadavres
·La perception de l’environnement par le soldat
·L’impactdu milieu sur les corps
·L’interconnexion entre nature et santé (physique et mentale)
·S’adapter et survivre dans un théâtre de guerre
·Nommer, représenter et reconfigurer le paysage
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Les propositions (500 mots maximum), ainsi qu’une brève notice
biographique sont à envoyer à Sylvain Belluc (sylvainbelluc@orange.fr
<mailto:sylvainbelluc@orange.fr>), Isabelle Brasme
<mailto:guillaume.tanguy@univ-montp3.fr>) au plus tard le 31 janvier
2021. Les communications se feront en anglais.