16 septembre 2016 Intervention d’Antoine Mioche, vice-président du jury de l’agrégation externe, au sujet du projet préprofessionnel, intégré à l’épreuve EHP

Assemblée plénière de la SAES, 16 septembre 2016

Intervention d’Antoine Mioche, vice-président du jury de l’agrégation externe, au sujet du projet préprofessionnel, intégré à l’épreuve EHP.

Cette partie de l’épreuve dure cinq minutes et porte sur l’un des documents du dossier d’EHP. Le candidat choisit librement un des trois documents pour proposer des pistes d’exploitation pédagogique en référence à un niveau ou une situation d’enseignement définie par lui.

L’exercice suppose la prise en compte et l’articulation de  trois éléments :

  1. Le support
  2. la définition d’objectifs d’apprentissage
  3. la mise en œuvre d’un projet pédagogique

Cette partie de l’épreuve EHP a lieu à l’issue de l’entretien suscité par la première partie portant sur le dossier dans son ensemble. Le jury invite le candidat à présenter en français ses choix et son projet. Aucun échange n’est désormais prévu avec le jury dans cette partie de l’épreuve ; c’est pourquoi il est recommandé aux candidats d’utiliser à plein le temps dont ils disposent. Comme il  fait partie de l’épreuve EHP, le projet préprofessionnel est intégré dans la notation ; il ne constitue pas une sous-épreuve, dont la note serait distincte et pourrait être éliminatoire.

En réponse aux questions de la salle, Antoine Mioche a expliqué que le but de l’exercice est de permettre au candidat de démontrer sa capacité d’adopter une posture d’enseignant et d’engager une réflexion sur le métier. Le jury n’attend pas  des connaissances approfondies en didactique. A. Mioche a également précisé que le niveau d’enseignement visé pouvait ne pas se limiter au premier et second cycles du second degré, mais pouvait inclure le supérieur – classes préparatoires et université (dans le cadre du service d’un PRAG). Il a fait valoir, cependant, l’erreur qu’il y aurait à penser que la difficulté supposée d’un document doive forcément se traduire par le choix d’un niveau d’enseignement élevé. C’est d’abord l’exploitation pédagogique, en fonction d’un projet et d’objectifs d’apprentissage, qui dicte le choix d’un document et d’un niveau de référence. En application des programmes, par exemple, la littérature étrangère est étudiée en langue étrangère en cycle terminal de la série L. Et il n’est pas rare qu’un extrait de littérature ou de civilisation, ou un document iconographie, soit utilisé en collège comme en lycée.

La présidente du jury, Françoise Bort, a pour sa part insisté sur le fait que le projet préprofessionnel fait partie intégrante de l’épreuve d’EHP, incitant le candidat à revenir sur certains aspects de son analyse de l’un des documents constituant le dossier à l’étude pour en tirer un parti pédagogique.

Au cours des échanges avec la salle, Antoine Mioche a souligné la nécessité d’une adéquation entre le support, les objectifs et le niveau retenus.


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