1 février 2017 : message de M. A.Mioche, président du jury de l'agrégation externe spéciale concernant l'épreuve écrite

Voici le message de Monsieur le Président du jury: 

Je vous remercie d’avoir porté à mon attention le courrier d’un des membres de la SAES, récemment diffusé sur la messagerie de la société. Son auteur s’y interroge, et de fait interroge les adhérents de la SAES, sur l’épreuve écrite du concours spécial de l’agrégation externe. Votre prise de contact me donne une occasion de lui répondre, ce que la communauté universitaire dans son ensemble, et moins encore les membres du jury, tenus par une obligation de réserve, ne sauraient faire.

L’interrogation porte sur la difficulté supposée des exercices demandés au regard du concours externe classique. Elle invite plusieurs éléments de réponse :

– dans la mesure où le concours spécial est bien, lui aussi, un concours d’agrégation externe, et dans la mesure où sa création répond à un voeu du ministère de rendre le concours de l’agrégation plus attrayant pour les titulaires d’un doctorat dont il s’agit de valoriser les acquis de la formation à et par la recherche, il semble cohérent qu’il y ait une parenté de nature entre les épreuves des deux concours — quand bien même leur nombre est réduit — et que s’y manifeste un même niveau élevé d’exigence ;

– s’agissant de la linguistique, il est très excessif de parler de “dissertation” ; il s’agit bien de mener une réflexion générale, mais néanmoins circonscrite et contextualisée ; on peut penser que cette capacité de réflexion relève des compétences utiles pour un futur professeur de l’enseignement secondaire ou des classes de l’enseignement supérieur des lycées ;

– il va de soi, comme pour tout concours, que le jury a prévu de se doter des instruments d’évaluation répondant à la définition, y compris en termes de durée, de chacune de ses épreuves ; le directoire du jury aura naturellement à coeur d’appuyer ses travaux, c’est-à-dire en pratique d’animer une libre réflexion ; en revanche, le concept de directive est étranger au fonctionnement d’un jury souverain ;

– comme tout jury de ce type, le jury de l’agrégation externe spéciale veillera avec rigueur et bienveillance à l’égalité de traitement des candidats, selon des critères identiques, objectivés et partagés pour un exercice ou une épreuve donné(e), en vue de leur classement.

J’ajouterai à ces quelques observations qu’il importe de percevoir que le concours spécial de l’agrégation externe d’anglais vise non seulement à valoriser les études doctorales comme une voie d’entrée dans l’enseignement, mais aussi à s’assurer que les candidats possèdent, au-delà de leur domaine de spécialité, une maîtrise scientifique et méthodologique générale de la discipline. C’est la quête de cet équilibre entre la valorisation des études doctorales dans un domaine de spécialité et la valorisation, comme dans le concours externe classique, de compétences plus larges, qui s’exprime dans la définition des épreuves du concours spécial.

16 septembre 2016 (journées de septembre) : intervention de Chantal Manès, président du jury de CAPES, et de son vice-Président, Laurent Mellet.

Atelier CAPES Chantal Manès– Laurent Mellet

L’atelier CAPES a rassemblé environ 35 personnes autour de la présidente du jury, Chantal Manès et de son vice-Président, Laurent Mellet. Les échanges ont été riches et fructueux et la SAES remercie vivement tous les participants.

Chantal Manès a pu ainsi répondre à de nombreuses questions et souligner un certain nombre de points à l’intention des préparateurs.

Nous les résumons ici.

 

Tout d’abord, la présidente de jury souligne que les candidats semblent s’être mieux approprié les épreuves que l’an dernier, ce qui laisse entendre que le concours lui-même est « stabilisé ». Aucun changement n’est attendu pour la session 2016-2017.

 

Concernant l’épreuve de composition en langue anglaise (ECLE) qui suscite encore des questionnements chez les préparateurs (étant donné l’absence de programme précis), Chantal Manès déclare avoir échangé à ce sujet avec les sociétés savantes de la SAES et avoir mis en place un groupe de réflexion à l’intérieur même du jury.

S’il n’est pas question de remettre en cause l’épreuve en revenant par exemple à une liste d’œuvres ou de thèmes comme à l’agrégation, il est cependant envisageable de préciser les attentes, de prévoir quelques aménagements minimes (pas avant 2018) pour la rendre plus claire.

Cependant, ce n’est pas l’épreuve qui a posé le plus de difficultés aux candidats.

 

Une collègue remarque que le dossier 2016 permettait d’établir clairement un lien avec une notion ou thématique (le personnage ou l’imaginaire), ce qui peut expliquer en partie la réussite des étudiants.

En revanche, trois des notions ou thématiques retenues pour la session 2016-2017 semblent très proches : rencontres avec d’autres cultures (nouveau) – espaces et échanges – voyage, parcours initiatique, exil (nouveau).

 

Les étudiants devront-ils clairement nommer le thème ?

Chantal Manès explique que les attentes sont celles concernant un futur professeur d’anglais : être capable de mobiliser des connaissances, de connaître les principaux repères historiques, géographiques, etc. et de montrer des compétences d’analyse et de synthèse. Les thèmes sont très ouverts. A l’intérieur de ces thèmes très larges, il s’agit de cibler des aires géographiques, littéraires, historiques, et de traiter ce que l’on pourrait appeler « les fondamentaux ». Plus un dossier sera lié à une notion par le candidat, mieux ce sera. On attend du candidat des compétences « universitaires ». Ce n’est pas une dissertation sur une notion, c’est l’analyse du dossier pour faire montre de connaissances et de compétences.

 

La présidente précise également que la composition portera soit sur la littérature, soit sur la civilisation sans panachage.

Elle confirme aussi le fait que deux notions et thématiques du programme de cette épreuve sont renouvelées chaque année. Le cas de « Espaces et Echanges », maintenu au programme pour la troisième session consécutive, est une exception due à la réforme des textes du collège qui a conduit à remplacer la notion « ici et ailleurs ». La présidente rappelle par ailleurs les évolutions des programmes de collège (abandon des termes palier 1 et 2 et adoption d’un nouveau découpage : cycle 3 pour CM1, CM2, 6è et cycle 4 pour 5è, 4è, 3è).
En ce qui concerne l’épreuve orale de Mise en Situation Professionnelle (EMSP), Chantal Manès souligne qu’elle comporte des points communs avec l’épreuve écrite de composition en langue étrangère (ECLE) Le candidat est également confronté à un dossier composé de plusieurs documents. Il doit montrer les enjeux intellectuels de ce dossier. On attend qu’il se place dans la position d’un futur enseignant, qu’il nourrisse sa réflexion de savoirs et qu’il aboutisse à définir à quelle notion le dossier peut se rattacher. La notion n’est pas donnée au départ.

Dans l’épreuve de composition il est attendu du candidat qu’il rattache son travail à une des notions du programme spécifique de l’année. Par contre à l’EMSP on demande au candidat d’analyser le dossier et de dire en conclusion les notions possibles auxquelles le dossier peut être rattaché.

La première partie de l’EMSP est très ouverte : il s’agit d’analyser les enjeux du dossier. Dire au jury en quoi il serait intéressant de le traiter à tel ou tel niveau.

Dans la deuxième partie du dossier, le candidat doit traiter le niveau attendu (indiqué dans la consigne). Les notions du niveau visé doivent être connues.

Le candidat peut ressentir un certain décalage entre les documents et le niveau de classe attendu. Cependant, les sujets sont toujours pensés en fonction du niveau d’enseignement qu’on vise. Dans cette deuxième partie d’épreuve, il est amené à sélectionner des documents ou parties de document, précisément en fonction de ce niveau. Il faut se garder d’écarter systématiquement un document « ancien » qui peut être plus facile d’accès qu’un document contemporain.

Dans la deuxième partie on attend du candidat qu’il sache identifier les points de difficulté que le dossier va présenter pour des élèves.

Une question concerne le texte de cadrage de l’ECLE qui comporte cet ajout inquiétant : “A cette composition peut être ajoutée une   question complémentaire sur l’exploitation dans le cadre des enseignements de la problématique retenue”.

Chantal Manès répond que même si une telle question complémentaire n’a jamais été posée, on ne peut rien exclure. C’est prévu par les textes, on ne peut donc pas l’éliminer. Les compétences didactiques développées pour l’épreuve d’EMSP pourraient être réinvesties à l’écrit. Le jury n’a pas pour esprit de piéger les candidats. Si ce type d’exercice était mis en place, les barèmes seraient adaptés en conséquence. Nous ne donnons pas les barèmes des sous-épreuves. Mais on pourrait indiquer aux candidats une longueur attendue.

 

Concernant l’épreuve écrite de Traduction, elle est régie par l’Arrêté du 13 mai 2015. Il n’y aura pas de changement dans les épreuves 2017. Le texte à traduire pourra être un thème et/ou une version et l’exercice de réflexion linguistique (ERL) pourra porter sur des segments soulignés dans l’un et/ou l’autre texte.

Un groupe de réflexion au sein du jury sera également mis en place. Il est souhaitable que les candidats n’aient pas une approche uniquement comptable. 1/3 pour l’ERL, 2/3 pour la traduction et qu’ils ne délaissent pas la partie ERL. On remarque des moyennes particulièrement basses en ERL à cette épreuve. Pourtant cette compétence linguistique et grammaticale est utile dans toutes les épreuves.

Des collègues soulignent que nous n’avons pas assez d’heures pour préparer ces deux exercices très différents que sont l’analyse de faits anglais et l’analyse de faits français.

Chantal Manès indique que beaucoup de candidats ne s’interrogent pas sur le passage d’une langue à l’autre, mais en restent à la description d’une langue. Elle sait que les préparateurs sont nombreux à vouloir que l’épreuve concerne seulement la version mais elle n’est pas convaincue. Les résultats dénotent une très faible connaissance de la part des candidats qui ne maîtrisent pas les connaissances de base communes aux deux langues.

Des collègues soulignent que ces problèmes devraient être traités en amont du master. Aujourd’hui elles constatent que la majorité de leurs étudiants MEEF ne viennent pas de l’anglistique. Cela explique pourquoi les résultats sont si mauvais à cette épreuve.

La présidente du jury demande que recommandation soit faite aux étudiants de ne pas penser que l’ERL représente  seulement 1/3 d’une épreuve. Cette compétence doit être mise en œuvre à travers toutes les épreuves.

Un collègue s’interroge sur le fait que dans des textes très courts, les segments à commenter repose sur les occurrences multiples, alors que des occurrences singulières peuvent être tout aussi pertinentes.

La présidente du jury répond que sa volonté est de trouver le bon équilibre entre connaissances et compétences. Le sujet de cette année portait sur le génitif. Ils peuvent ne pas connaître ce fait de langue mais si c’est le cas, le jury est libre de ne pas les recruter en tant que professeur.

Un collègue suggère qu’on choisisse ainsi des faits de langue de base.

Il s’agit de savoir aussi ce que l’on entend par grammaire de base dans le cas du français.

Chantal Manès recommande de se référer à ce que l’on fait faire en traduction en L1, L2, L3. A ce titre, il est judicieux de consulter le rapport de jury.

Le jury n’attend pas que les candidats soient des linguistes spécialisés en français ou en anglais.

 

 

Concernant l’EMSP, une collègue dit qu’elle conseille aux étudiants de regarder le niveau mentionné pour la partie didactique.

Chantal Manès répond que ce n’est pas une mauvaise stratégie en soi, mais recommande quand même une approche plus ouverte.

 

Chantal Manès aborde ensuite la question de l’Epreuve sur Dossier (EDD) en rappelant que la 1ère partie consiste en une compréhension orale : il s’agit de rendre compte du document et d’en faire une analyse. Cette fois, la notion est donnée. L’exposé doit être rattaché à la notion. Lorsque les candidats présentent l’analyse du document, ils doivent traiter des différents niveaux possibles et des liens du document avec la notion.  La 2è partie consiste en la présentation didactique et pédagogique d’un dossier donné au candidat. Ce dossier est composé de différents documents : description d’une situation d’enseignement, production d’élèves et autres types de documents (de chercheurs, CECRL, etc.). On attend que le candidat puisse d’abord être capable d’analyser les productions d’élèves de la manière la plus fine possible et qu’il soit capable de repérer les points forts et les points faibles et de proposer des pistes de travail. On entend trop souvent exclusivement présenter les erreurs et les pistes de remédiation. Aujourd’hui, on demande à un enseignant de percevoir dans sa classe des niveaux de progression possible adaptés aux élèves et de montrer comment accompagner les élèves en adaptant le niveau d’enseignement. On attend un diagnostic fin.

On attend aussi que le candidat utilise tous les documents du dossier.

Il est souhaitable également que les candidats évitent d’utiliser des termes mal maîtrisés, des étiquettes vides de contenu. Par exemple, que le candidat ne se contente pas de plaquer le mot « interdisciplinaire » mais aille plus loin en faisant preuve de connaissances précises, par exemple des programmes des disciplines auxquelles il se réfère. Ne pas utiliser les mots pour eux-mêmes.

De même sur l’épreuve orale de EMSP, on n’attend pas dans les pistes d’exploitation qu’ils envisagent toutes les activités langagières, mais qu’ils disent par exemple qu’ils vont privilégier les compétences de l’oral et il faut que la tâche d’évaluation soit cohérente.

Ils ne doivent pas utiliser certains mots sous prétexte de plaire au jury. Ce dernier préfère un discours qui fait sens.

Une collègue demande si le jury ressent que les stages permettent de donner du corps aux mots.

La présidente acquiesce. Il est bon aussi que ceux qui ont une connaissance du métier apprennent à théoriser un peu.

Il n’y a pas de statistiques sur les candidats MEEF qui font des stages.

Chantal Manès rappelle que le niveau d’exigence au CAPES reste élevé. Ce n’est pas une sous-agrégation. C’est autre chose.

Une collègue souligne que les étudiants ont l’impression que le seul objectif c’est la tâche finale.

La présidente répond que c’est une focalisation excessive. Le mot est souvent une coquille vide. Il faut justifier son emploi. La tâche finale fait partie d’un parcours qui possède des spécificités.

Une autre question porte sur la Réforme du collège. Dans les sujets proposés, on s’attend à des sujets relatifs à la classe de 6è. Dans quelle mesure, proposer une articulation possible avec ce qui se passe en amont dans le cycle ?

Chantal Manès : On ne va pas exiger une réflexion approfondie sur le cycle 2. Cependant, il s’agit bien d’une approche par cycles, ce qui implique que l’on n’accueille pas les élèves au collège en faisant comme s’ils n’avaient pas appris l’anglais en amont. Un professeur de collège doit comprendre les acquis de ses élèves, savoir ce qu’ils devraient apprendre en CM1 et CM2. Oui il y aura des questions sur cela.

 

Concernant les notions et thématiques, un collègue demande si la littérature postcoloniale en fait partie.

Laurent Mellet répond que cette littérature fait désormais partie de nos formations en L, et donc qu’il faut l’inclure en Master MEEF. Plus généralement, il peut être avisé de réfléchir aux grands anniversaires dans nos préparations à l’épreuve ECLE.

Une collègue souligne la surprise des étudiants qui s’attendaient à passer l’EMSP en premier et l’EDD en second.

La présidente confirme que la première épreuve passée à l’oral par les candidats est bien l’EDD.

Une collègue exprime sa satisfaction concernant le format de l’EMSP et aimerait que le temps de préparation soit porté de 3h à 4h.

Une collègue s’enquiert de l’invitation à prendre en compte les grands anniversaires et pose la question de la place de l’actualité : doit-on s’attendre  à des articles de presse ? Y a-t-il une différence de supports entre ECLE et EMSP ?

La présidente répond qu’un article de journal pourrait tout à fait prendre sa place dans ECLE.

Elle indique aussi que, lors des entretiens avec le jury, on attend du candidat qu’il soit au courant de l’actualité. L’absence de connaissances n’est pas pénalisée, mais les candidats ne peuvent pas ignorer certains faits.

 

L’atelier CAPES s’achève à 15h30 par des remerciements chaleureux exprimés à la présidente du jury et à son vice-président, ainsi qu’à tous les collègues.

16 septembre 2016 (journées de septembre) Intervention de M. Bertrand Richet, IGEN Président de l’Agrégation interne d’anglais

Société des Anglicistes de l’Enseignement Supérieur

Journées d’automne, 16-17 septembre 2016

Université Sorbonne nouvelle – Paris 3

 16 septembre 2016

 Intervention de M. Bertrand Richet, IGEN

Président de l’Agrégation interne d’anglais

 

La session 2016 de l’Agrégation interne d’anglais s’est déroulée sans incident entre janvier et avril 2016. Sont regroupés sous cette appellation deux concours, d’une part le concours public, d’autre part le concours privé (dit CAER), sans que le jury n’ait connaissance du statut des candidats, à l’écrit ou à l’oral.

Les chiffres de présence figurent dans le tableau suivant, avec indication entre parenthèses des données de la session 2015

 

  Présents Non éliminés Admissibles Admis
Public 1877 (1839) 1122 (1182) 185 (176) 74 (71)
Privé 245 (219) 153 (121) 37 (40) 15 (16)
Total 2122 (2028) 1275 (1303) 222 (216) 89 (87)

 

L’agrégation interne, dont les chiffres sont stables, demeure un concours très sélectif. Pour l’ensemble des deux concours, moins d’un candidat sur 14 candidats présents non éliminés (c’est-à-dire qui ont composé aux deux épreuves d’écrit) est déclaré lauréat. La sélection s’opère pour beaucoup à l’écrit (près de cinq candidats sur six sont éliminés). Le jury a fait le choix en revanche d’accueillir le plus possible de candidats à l’oral (dans la limite du ratio de 2,5 candidats admissibles pour un poste offert au concours), ce qui a permis, pour le concours public, au 185ème et dernier admissible de se présenter à l’oral et d’être admis à la 30ème place.

Cet élément est important à considérer, car, en plus les compétences en partie différentes évaluées à l’écrit et à l’oral, le coefficient des épreuves d’admission, qui est le double de celui des épreuves d’admissibilité, a une grande influence sur les résultats finaux.

La barre d’admissibilité a été fixée par le jury à 9,71 pour le concours public et 8,83 pour le privé. La barre d’admission, quant à elle, est de 10,47 pour le concours public et de 9,70 pour le public (respectivement 9,92 et 8,48 en 2015). Cette augmentation de la barre entre 2015 et 2016 est essentiellement liée à l’adoption d’un nouveau barème à l’épreuve EPC qui permet de mieux répartir l’ensemble des notes.

 

Deux éléments sont à prendre en considération, l’un à l’écrit, l’autre à l’oral. À l’écrit se pose la question des absences partielles, correspondant aux candidats ne composant qu’à un des deux épreuves (composition ou traduction/explication de choix de traduction). 41 candidats ne se sont présentés qu’à cette seconde épreuve et 6 d’entre eux ont obtenu une note supérieure à 9, qui correspond au seuil d’admissibilité. La présence aux deux épreuves, qui se compensent entre elles, pouvait permettre d’envisager pour certains une admissibilité.

À l’oral, l’épreuve dans laquelle les candidats semblent paradoxalement le moins à l’aise est celle de préparation d’un cours (dire épreuve EPC). Au-delà du fait qu’un service complet ne permet pas toujours une préparation approfondie, qui tend dès lors à se limiter à l’épreuve sur programme, c’est-à-dire celle qui comporte les exercices les plus différents en apparence de la pratique quotidienne des enseignants, l’épreuve EPC peut donner aux collègues déjà en poste l’impression que, précisément, leur pratique professionnelle suffit à s’approprier ses codes et ses attentes. En vérité, en plus du fait que la préparation est en temps limité (trois heures pour prendre connaissance du dossier, en proposer un analyse « universitaire », puis développer des pistes d’exploitation pédagogique), il y a une grande différence entre d’une part choisir des documents pour une classe que l’on connaît et se projeter pleinement dans une séquence et d’autre part s’approprier des documents, déterminer le niveau auquel on peut les destiner et ne pas pratiquer une fiction de cours par nature impossible à réaliser. Cela ne signifie pas que l’épreuve EPC est fondamentalement abstraite, mais qu’elle mobilise des compétences utiles et nécessaires au quotidien, dans un contexte non entièrement localisé par l’absence logique de prise en compte d’une classe particulière dans un établissement identifié.

 

Le jury a eu plaisir à attendre de remarquables prestations et le meilleur candidat du concours public a obtenu la très belle moyenne générale de 15,37, tandis que le meilleur candidat du concours privé a obtenu une moyenne de 12,31. Il est à noter également le grand étalement de l’âge des lauréats, le plus jeune ayant 26 ans et le plus âgé 57 ans, soit presque toute une carrière d’écart entre les deux, ce qui montre l’attrait du concours à tout moment de la carrière, comme promotion ou moyen d’envisager une évolution professionnelle.

Dans tous les cas, nous encourageons les candidats malheureux à retenter leur chance l’année suivante, y compris ceux qui ont bénéficié pendant leur préparation d’un congé de formation. Il faut parfois un peu de temps pour que les attentes du jury sont bien intégrées. Chaque année, des candidats sont déclarés lauréats après avoir préparé le concours plusieurs années de suite et l’institution reconnaît pleinement cet investissement notable en accordant le statut de bi-admissible aux collègues s’étant présentés deux fois à l’oral des concours de l’agrégation (indifféremment interne ou externe).

Si la période 30-45 ans est la plus propice pour passer le concours (68 candidats reçus, dont 32 sur 59 pour la tranche d’âge 35-39 ans), il est possible, nous l’avons vu, de réussir le concours à tout moment de sa carrière professionnelle. Et si les hommes sont proportionnellement plus représentés parmi les admis (19 hommes sur 34 contre 70 femmes sur 188), c’est très certainement en raison du fait que les candidates ont, dans l’état actuel de la société, plus souvent d’autres tâches à effectuer en plus de leurs cours, ce qui peut limiter le temps disponible pour la préparation du concours.

 

Le concours de l’agrégation interne d’anglais est à la fois exigeant et attachant. Les candidats, dont on connaît les contraintes (beaucoup font cours la veille de leurs oraux et retournent dans les classes juste après), sont accompagnés avec bienveillance. Le jury quant à lui, à l’écrit comme à l’oral, fait montre d’un sérieux, d’une loyauté et d’une disponibilité remarquables. Chaque année, ce jury se renouvelle (24 entrants en 2017, dont une nouvelle vice-présidente, Véronique Béghain, professeur à Bordeaux, qui remplace Claire Omhovère, professeur à Montpellier, et Daniel Ruff, secrétaire général, professeur agrégé à l’université de Limoges, qui remplace Sylvestre Vanuxem, professeur agrégé à l’université Lille 1) et c’est toujours un plaisir d’accueillir des collègues pour une aventure intellectuelle et humaine qui donne toutes ses lettres de noblesse au service public.

 

Quelques mots enfin de la session 2017 (le rapport de la session 2016 doit sortir dans quelques jours). Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 13 octobre. Nous ne connaissons pas à ce jour le nombre de postes proposés. Les épreuves auront lieu les 26 et 27 janvier 2017, avec une correction des copies (cette année entièrement dématérialisée) entre mi-février et mi-mars, une réunion d’admissibilité prévue le 21 mars et des épreuves orales qui se tiendront, comme l’année dernière, au lycée Brémontier de Bordeaux, où nous sommes très bien accueillis, entre le 16 et le 26 avril.

16 septembre 2016 (journées de septembre) : intervention d’Antoine Mioche, vice-président du jury de l’agrégation externe, au sujet du projet préprofessionnel, intégré à l’épreuve EHP.

Assemblée plénière de la SAES, 16 septembre 2016

Intervention d’Antoine Mioche, vice-président du jury de l’agrégation externe, au sujet du projet préprofessionnel, intégré à l’épreuve EHP.

Cette partie de l’épreuve dure cinq minutes et porte sur l’un des documents du dossier d’EHP. Le candidat choisit librement un des trois documents pour proposer des pistes d’exploitation pédagogique en référence à un niveau ou une situation d’enseignement définie par lui.

L’exercice suppose la prise en compte et l’articulation de  trois éléments :

  1. Le support
  2. la définition d’objectifs d’apprentissage
  3. la mise en œuvre d’un projet pédagogique

 

Cette partie de l’épreuve EHP a lieu à l’issue de l’entretien suscité par la première partie portant sur le dossier dans son ensemble. Le jury invite le candidat à présenter en français ses choix et son projet. Aucun échange n’est désormais prévu avec le jury dans cette partie de l’épreuve ; c’est pourquoi il est recommandé aux candidats d’utiliser à plein le temps dont ils disposent. Comme il  fait partie de l’épreuve EHP, le projet préprofessionnel est intégré dans la notation ; il ne constitue pas une sous-épreuve, dont la note serait distincte et pourrait être éliminatoire.

En réponse aux questions de la salle, Antoine Mioche a expliqué que le but de l’exercice est de permettre au candidat de démontrer sa capacité d’adopter une posture d’enseignant et d’engager une réflexion sur le métier. Le jury n’attend pas  des connaissances approfondies en didactique. A. Mioche a également précisé que le niveau d’enseignement visé pouvait ne pas se limiter au premier et second cycles du second degré, mais pouvait inclure le supérieur – classes préparatoires et université (dans le cadre du service d’un PRAG). Il a fait valoir, cependant, l’erreur qu’il y aurait à penser que la difficulté supposée d’un document doive forcément se traduire par le choix d’un niveau d’enseignement élevé. C’est d’abord l’exploitation pédagogique, en fonction d’un projet et d’objectifs d’apprentissage, qui dicte le choix d’un document et d’un niveau de référence. En application des programmes, par exemple, la littérature étrangère est étudiée en langue étrangère en cycle terminal de la série L. Et il n’est pas rare qu’un extrait de littérature ou de civilisation, ou un document iconographie, soit utilisé en collège comme en lycée.

La présidente du jury, Françoise Bort, a pour sa part insisté sur le fait que le projet préprofessionnel fait partie intégrante de l’épreuve d’EHP, incitant le candidat à revenir sur certains aspects de son analyse de l’un des documents constituant le dossier à l’étude pour en tirer un parti pédagogique.

Au cours des échanges avec la salle, Antoine Mioche a souligné la nécessité d’une adéquation entre le support, les objectifs et le niveau retenus.

 

16 sept 2016 (journées de septembre SAES) : intervention de M. Antoine Mioche, Inspecteur Général de l’Education Nationale, au sujet de l'agrégation externe spéciale pour docteurs

L’agrégation externe spéciale est instituée par un décret du 20 mai 2016. Ses épreuves sont définies par un arrêté du 28 juin 2016 pour cinq sections : lettres modernes, langues vivantes étrangères (anglais), mathématiques, physique-chimie (option physique) et biochimie-génie bilologique.

La création de ce nouveau concours répond à l’obligation faite au ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche de mettre en œuvre l’article 78 de la loi du 22 juillet 2013 concernant la valorisation du doctorat dans la fonction publique. Il est permis de penser que le choix de l’agrégation externe pour assurer « la reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle résultant de la formation à la recherche et par la recherche lorsqu’elle a été sanctionnée par la délivrance du doctorat », est un signe de la valeur accordée à ce concours.

L’objectif poursuivi par le ministère en ouvrant cette seconde voie est identique celui du concours externe existant, à savoir apprécier la capacité des candidats à assurer un enseignement destiné à un public d’élèves du second degré ainsi que dans les classes post-baccalauréat.

Selon le décret du 20 mai 2016, « le nombre de places offertes au concours externe spécial ne peut être supérieur à 15% du nombre total des places mises aux deux concours externes ». D’autre part, afin d’aligner les modalités de classement des docteurs nommés dans le corps des professeurs agrégés sur celles du décret du 23 avril 2009 relatif aux règles de classement des personnes nommées dans le corps des enseignants-chercheurs des établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche relevant du ministre chargé de l’enseignement supérieur, une reprise d’ancienneté est prévue : « les candidats qui ont été admis au concours externe spécial (…) bénéficient d’une bonification d’ancienneté de deux ans au titre de la période de préparation du doctorat ».

Par le nombre des épreuves et par la définition des programmes (repris de l’agrégation externe) auxquelles elles sont adossées, la maquette du nouveau concours de l’agrégation externe spéciale d’anglais entend répondre à un double objectif de différenciation des deux voies et de relatif allègement propre à rendre le concours spécial attrayant à des candidats justifiant déjà d’un diplôme de niveau Bac+8. Dans le même temps, elle permet de s’assurer, à l’écrit comme à l’oral, en anglais et en français, de la maîtrise par les candidats d’un solide bagage disciplinaire et méthodologique, à la fois hors programme et dans le cadre de l’option choisie.

L’épreuve de mise en perspective didactique d’un dossier scientifique est conçue d’une manière qui ne doit pas laisser de doute sur sa finalité. Dans la présentation par écrit de « son parcours, [de] ses travaux de recherche et, le cas échéant, [de] ses activités d’enseignement et de valorisation de la recherche », puis dans son traitement de la question proposée en préparation, et enfin dans l’entretien, le candidat n’est nullement soumis à une forme abrégée de soutenance de thèse. L’épreuve a vocation en effet à « permettre au jury d’apprécier l’aptitude du candidat à :

– rendre ses travaux accessibles à un public de non-spécialistes ;

– dégager ce qui dans les acquis de sa formation à et par la recherche peut être mobilisé dans le cadre des enseignements qu’il serait appelé à dispenser dans la discipline du concours ;

– appréhender de façon pertinente les missions confiées à un professeur agrégé. »

Il n’est pas prévu à ce stade de publier des sujets zéro d’écrit, la DGRH du ministère n’en ayant pas fait la demande, sans doute en raison de délais très courts (la définition des épreuves est parue le 28 juillet 2016), mais aussi parce que les exercices prévus sont de conception parfaitement classique. Il est toutefois possible d’apporter quelques précisions en réponse à des interrogations communiquées par le Bureau de la SAES :

– les documents supports de la première partie de l’épreuve écrite devraient avoir une longueur comprise entre 1000 et 1200 mots environ, en littérature comme en civilisation ;

– la longueur totale du dossier, quant à elle, ne devrait pas excéder environ 1800-2000 mots hors consigne et sources ;

– dans le cas où une traduction serait demandée, le passage sur lequel elle porterait devrait être d’environ 20 à 25 lignes ;

– s’agissant d’un support appelant un traitement civilisationnel, aucun cadrage historique n’est imposé ; on peut néanmoins faire l’hypothèse que les documents retenus s’inscriront dans un intervalle allant du XVIIe au XXIe s. ;

– la durée du document audio ou vidéo du dossier d’EHP n’a pas été fixée de manière rigide par le jury ; il est probable qu’elle soit comprise entre 2 min. 30 s. et 5 min. environ ; pour toutes ces questions de longueur, cadrage et durée, les textes officiels laissent au jury souverain pleine latitude, aussi les propositions de sujets de ses membres, ainsi que les constats réalisés au fil des premières sessions du concours, seront-ils déterminants pour dégager graduellement une pratique ;

– le document audio ou vidéo faisant partie intégrante du dossier d’EHP et justifiant d’un traitement au même titre que les autres pièces du dossier, le candidat en disposera à sa guise, sur une tablette, pendant son temps de préparation ;

– comme déjà l’agrégation externe ou le CAPES, par exemple, l’agrégation externe spéciale sera ouverte à tous les ressortissants de l’Union européenne ;

– il n’existe aucune condition de discipline pour le diplôme de doctorat détenu par les candidats ; en revanche, la nature des épreuves suppose qu’ils soient en mesure de démontrer leur valeur dans le domaine des études anglaises et de donner à voir ce que leur formation à et par la recherche, fût-elle dans un autre domaine, leur a apporté comme atouts pour l’exercice de fonctions d’enseignement en anglais.

L’écrit de l’agrégation externe spéciale aura lieu le 7 mars 2017, en même temps que la première épreuve de l’agrégation externe. Il ne sera donc pas possible à un candidat de se présenter aux deux concours. Les inscriptions seront closes le 13 octobre au soir. Les conditions d’inscription sont consultables en ligne.

16 sept 2016 Journées de septembre : Intervention de Françoise Bort, Présidente du jury de l’Agrégation externe

Intervention de Françoise Bort, Présidente du jury de l’Agrégation externe

(11 h 05 – 11 h 20) Grand Amphi, rue de l’Ecole de Médecine

Pour cette session 2016, 213 postes étaient mis au concours : un chiffre en augmentation par rapport à 2015 où il y avait 202 postes. (170 poste en 2014).

Le nombre des inscrits marque une augmentation de session en session, il est passé de 1.888 en 2014, et de 1.995 en 2015 à 2.201 en 2016. Le nombre des candidats inscrits non éliminés reste assez constant et se situe une fois de plus, cette année, légèrement au-dessus de 50% : sur 2.201 inscrits, 1.138 candidats ont terminé les épreuves, parmi lesquels 19 ont rendu au moins une copie blanche, ce qui porte à 1.119 le nombre de candidats non éliminés.

Le nombre des admissibles a été le même qu’en 2015 : 467 admissibles. La barre de l’admissibilité qui était de 6,65 l’an dernier a été fixée cette année à 6,70, ce qui correspond à un ratio de 2,19. L’an dernier, la barre avait marqué une baisse par rapport aux années précédentes : l’augmentation du nombre de postes avait amené le jury à examiner un plus grand nombre de candidats à l’oral pour maintenir un ratio acceptable. Cette année, le jury a voulu conserver un ratio supérieur à 2.

Option A : 220 admissibles, soit 47% des admissibles. (193 admissibles soit 41,32% des admissibles en 2015,  et 42,1% en 2014).

Option B : 163 admissibles, soit 35% des admissibles. (190 admissibles soit 40,7% des admissibles en 2015,  et même chose en 2014)

Option C : 84, soit 18% des admissibles. (84 admissibles soit 18% en 2015, et 17,2% en 2014)

On note donc une stabilité de l’option C et un recul de l’option B au profit de l’option A.

En ce qui concerne les épreuves d’admission : 438 candidats ont passé les épreuves (sur 467 admissibles). Chaque année, l’essentiel des absents aux épreuves d’admission sont les lauréats de l’agrégation interne qui renoncent à terminer les épreuves du concours externe. Quatre absences seulement ne correspondaient pas à ce groupe, parmi lesquelles trois ont été des absences sans justification ni excuses.

Option A : 98 admis, soit 46,1% des admis (84 admis en 2015)

Option B : 71 admis, soit 33,3% (83 admis en 2015)

Option C : 44 admis, soit 20,6% (35 admis en 2015)

La moyenne la plus élevée du classement est de 16, 57 (elle était de 15,6 l’an dernier et de 14,01 en 2014).

La moyenne la plus basse, qui est aussi la barre d’admission, est de 7,41 (elle était de 8,14 en 2015, pour 202 postes : 7 dixièmes de points plus haut) : cette baisse de la barre d’admission s’explique par l’augmentation du nombre de postes et la décision du jury de pourvoir tous les postes. Dans cette décision, le facteur déterminant a été la note de langue du dernier admis : une note acceptable au regard de l’échelle de notation du concours.

Ce qui ressort des résultats 2016, c’est une légère hausse des 50 premières moyennes du classement par rapport aux deux années précédentes. Ensuite l’échelonnement des moyennes devient comparable à celui des dernières sessions.

– Le 10ème lauréat, par exemple, obtient une moyenne de 13,08 (il avait 12,45 en 2015, et 12,57 en 2014).

– Le 100ème lauréat a 9,15 de moyenne (il avait 9,27 en 2015 et 9,61 en 2014).

Enfin, le dernier candidat admis est à 3 centièmes de point du premier non admis.

ANNONCE DE LA SESSION 2017

Après quelques années de changements, notamment pour la partie pré-professionnelle, la session 2017 sera conforme à la session 2016 en ce qui concerne le format des épreuves et leur déroulement. Les quelques légères modifications seront détaillées dans le rapport 2016 et porteront sur quelques détails relatifs à l’épreuve d’EHP : passage du format livre au DVD pour la l’Encyclopaedia Britannica mise à la disposition des candidats, et légère modification des consignes de l’épreuve, (demandant de ne choisir désormais qu’un seul document pour la présentation du projet pré-professionnel, présentation qui ne sera plus suivie d’un échange avec le jury).

– Les dates de l’écrit sont fixées au mardi 7 mars, mercredi 8, jeudi 9 et vendredi 10 mars 2017.

– Les épreuves orales se dérouleront du mercredi 31 mai au samedi 1er juillet 2017, au Lycée Jacquard, Paris 19e.

– Merci aux préparateurs de rappeler à leurs candidats de la session 2017 qu’ils doivent s’inscrire avant le jeudi 13 octobre 2016 (les inscriptions sont ouvertes depuis le jeudi 8 septembre), et qu’ils doivent être titulaires d’un diplôme de Master 2 au moment de l’admissibilité.

RETOURS SUR LES EPREUVES :

* Les candidats malheureux à l’écrit peuvent contacter la présidente (uniquement par mail, à l’adresse suivante : francoise.bort@u-bourgogne.fr) pour avoir un retour, uniquement pendant les épreuves d’admission, et si possible avant le 10 juin pour permettre un bonne mise en place de ces retours.

* Pour les retours sur les épreuves orales, la procédure est la même (par mail à la même adresse), et dans ce cas il faut adresser la demande le plus tôt possible après les résultats de l’admission, avant le 15 septembre dernier délai. Les retours s’échelonnent ensuite jusqu’à la fin du mois d’octobre, les candidats doivent se montrer patients car les demandes sont nombreuses.

* NB : Pour tout renseignement (retours sur les épreuves, demandes de visites), la seule voie possible consiste à envoyer un mail à la présidente (adresse ci-dessus). Il est particulièrement déconseillé de téléphoner au Lycée, car le directoire de l’agrégation ne dispose pas d’une ligne de téléphone directe. Par ailleurs, l’administration du Lycée ne dispose pas des renseignements utiles sur le concours, et n’a pas non plus les éléments qui permettraient de simplement transmettre les messages de demandes.

* Il est important également de rappeler aux candidats que la convocation aux épreuves orales est impérative, sauf cas de force majeure (raisons médicales ou familiales graves par exemple). Il est conseillé aux candidats qui se présentent à plusieurs concours, ou qui doivent se présenter devant d’autres jurys, de faire connaître au Ministère et à la présidente du jury (Francoise.Bort@u-bourgogne.fr), avant le 2 mai, leurs indisponibilités sérieuses concernant la période du 31 mai au 30 juin. Si celles-ci s’avèrent justifiées, elles seront prises compte au moment de l’envoi des convocations.

28 juin 2016 : décret et arrêté sur le nouveau concours externe spécial de l'agrégation

Quelques extraits du  décret du 20 mai 2016. :

« Art. 5-2. (….)
« Le nombre des places offertes au concours externe spécial ne peut être supérieur à 15 % du nombre total des places mises aux deux concours externes.
« Toutefois les places qui ne sont pas pourvues par la nomination des candidats à l’un des trois concours peuvent être attribuées aux candidats des autres concours dans la limite de 20 % des emplois à pourvoir. » ;
5° Après le premier alinéa de l’article 5-III qui devient l’article 5-3, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Peuvent se présenter au concours externe spécial, les candidats justifiant de la détention d’un doctorat. » ;

(…)

7° Le premier alinéa du I de l’article 6 est remplacé par les dispositions suivantes :
« I. – Les candidats qui ont été admis aux concours externe ou interne sont nommés professeurs agrégés stagiaires à la rentrée scolaire de l’année au titre de laquelle est organisé le recrutement et classés, dès leur nomination, selon les dispositions du décret du 5 décembre 1951 susvisé.
« Les candidats qui ont été admis au concours externe spécial sont classés selon les dispositions du décret du 5 décembre 1951. Toutefois, ils bénéficient d’une bonification d’ancienneté de deux ans au titre de la période de préparation du doctorat. Lorsque la période de préparation du doctorat a été accomplie sous contrat de travail, les services accomplis dans ce cadre sont pris en compte, selon les modalités prévues à l’article 11-5 du même décret pour la part de leur durée excédant deux ans. Une même période ne peut être prise en compte qu’une seule fois.

Quelques extraits de l’arrêté du 28 juin 2016, concernant les épreuves du  nouveau concours externe spécial de l’agrégation.:

 Epreuve d’admissibilité

Composition en anglais suivie, au choix du jury, d’une traduction ou d’un ou plusieurs exercices linguistiques (durée : sept heures ; coefficient 1).

L’épreuve comporte deux parties : La première partie de l’épreuve consiste en une composition en anglais à partir d’un texte hors programme en anglais. Le candidat a le choix entre deux textes, dont l’un appelle un traitement littéraire, l’autre une approche civilisationnelle. Ces textes peuvent être accompagnés de documents annexes destinés à en faciliter la mise en perspective.

La seconde partie consiste, au choix du jury : – soit en une traduction en français d’une partie du texte retenu par le candidat pour la première partie de l’épreuve ; – soit en un ou plusieurs exercices linguistiques en français prenant appui sur ce même texte.

Les candidats rendent deux copies séparées pour chacune des deux parties de l’épreuve. La première partie compte pour deux tiers de la note finale, la seconde pour un tiers.

B. Epreuves d’admission

1. Leçon en anglais suivie d’un entretien en français avec le jury.

L’épreuve porte sur l’une des trois options suivantes, choisie par le candidat au moment de l’inscription : – option A : littérature ; – option B : civilisation ; – option C : linguistique.

Durée de la préparation : cinq heures ; durée de l’épreuve : quarante-cinq minutes maximum (leçon : trente minutes maximum ; entretien : quinze minutes maximum) ; coefficient 1.  Le programme des options A et B est constitué par le programme des épreuves d’admissibilité du concours externe de l’agrégation. Le programme de l’option C est celui des épreuves d’admission du même concours. Le programme du concours est publié sur le site internet du ministère chargé de l’éducation nationale.

2. Epreuve hors programme en anglais. L’épreuve est constituée d’un exposé oral en anglais à partir de documents, suivi d’un entretien en anglais avec le jury. Le candidat reçoit au moins trois documents qui peuvent être de natures diverses et qui permettent de dégager une problématique commune (notamment d’ordre thématique et/ou historique et/ou formel). L’un de ces documents est obligatoirement un enregistrement audio ou vidéo. Il dispose, pendant le temps qui lui est imparti pour la préparation, d’un certain nombre d’ouvrages de natures diverses (notamment dictionnaires et encyclopédies), dont la liste est rendue publique à l’avance. Dans son exposé en anglais, le candidat propose une lecture et une interprétation des documents qui lui ont été remis, mettant en évidence ce qui les relie et les éclaire mutuellement. L’exposé ainsi que l’entretien en anglais qui lui fait suite permettent d’évaluer les qualités d’analyse, de synthèse, d’argumentation et d’expression du candidat ainsi que sa maîtrise d’outils méthodologiques adaptés à la nature de chaque document.

Durée de la préparation : cinq heures ; durée de l’épreuve : une heure maximum (exposé : vingt minutes maximum ; entretien : quarante minutes maximum); coefficient 1.

3. Mise en perspective didactique d’un dossier de recherche. Durée de préparation : une heure ; durée de l’épreuve : une heure maximum (exposé : trente minutes maximum ; entretien : trente minutes maximum) ; coefficient 1. Le candidat adresse au jury, par voie électronique (format PDF) au moins dix jours avant le début des épreuves d’admission, un dossier scientifique présentant son parcours, ses travaux de recherche et, le cas échéant, ses activités d’enseignement et de valorisation de la recherche. Le dossier, rédigé en français, ne doit pas excéder douze pages, annexes comprises. Lors de la première partie de l’épreuve, le candidat présente au jury la nature, les enjeux et les résultats de son travail de recherche et en propose une mise en perspective didactique, orientée par une question qui lui est communiquée par le jury au début de l’heure de préparation. Cet exposé est suivi d’un entretien avec le jury prenant appui sur le dossier et l’exposé du candidat. L’exposé et l’entretien se déroulent en français. L’épreuve doit permettre au jury d’apprécier l’aptitude du candidat à : – rendre ses travaux accessibles à un public de non-spécialistes ; – dégager ce qui dans les acquis de sa formation à et par la recherche peut être mobilisé dans le cadre des enseignements qu’il serait appelé à dispenser dans la discipline du concours ; – appréhender de façon pertinente les missions confiées à un professeur agrégé.

4. Une note globale d’expression orale en anglais est attribuée pour les épreuves 1 et 2 d’admission (coefficient 1).

11 sept 2015 : journée des préparateurs. Compte-rendu de l’atelier CAPES avec les présidents du jury de CAPES
Les journées des préparateurs de concours organisées par le bureau de la SAES ont eu lieu les 11 et 12 septembre 2015. Tous les présidents de concours, sortants et entrants, ont eu la gentillesse d’y participer. De nombreuses questions leur ont été posées, assorties pour certaines de requêtes. Voici une synthèse portant sur le CAPES externe d’anglais. Cliquez ici pour la synthèse.
29 mai 2015 note aux directeurs d’ESPE sur la mise en oeuvre des parcours adaptés
29 mai 2015 : Note aux directeurs d’ESPE sur la mise en oeuvre des parcours adaptés :
Voir document pdf
arrêté du 13 mai 2015 concernant la modification de l’épreuve de traduction du CAPES
Voici un texte paru au Journal officiel du 5 juin 2015 qui modifie l’arrêté du 19 avril 2013 définissant les épreuves du CAPES externe de langues vivantes en introduisant la possibilité d’utiliser à la fois un thème et une version dans un même sujet d’épreuve de traduction. II. – Section langues vivantes étrangères : allemand, anglais, arabe, chinois, espagnol, hébreu, italien, néerlandais, portugais, russe Au A définissant les épreuves d’admissibilité, le 2° est remplacé par les dispositions suivantes :
« 2° Traduction. L’épreuve consiste, au choix du jury, en la traduction en français d’un texte en langue étrangère et/ou la traduction en langue étrangère d’un texte en français, accompagnée(s) d’une réflexion en français prenant appui sur les textes proposés à l’exercice de traduction et permettant de mobiliser dans une perspective d’enseignement les connaissances linguistiques et culturelles susceptibles d’expliciter le passage d’une langue à l’autre. L’épreuve doit permettre au candidat de mettre ses savoirs en perspective et de manifester un recul critique vis-à-vis de ces savoirs.
Durée : cinq heures ; coefficient 2. »
1 juin 2015 Bilan d’étape sur la session 2015 de l’agrégation d’anglais. La Présidente du Jury, Claire Charlot.
1 juin 2015. Il y a eu 1995 inscrits à la session 2015 et 1021 candidats – soit plus de la moitié (51,18%) – ont composé à toutes les épreuves et n’ont donc pas été éliminés par une copie blanche, un zéro ou une absence. 202 postes ont été mis au concours (170 en 2014) et le jury a décidé de prendre 467 admissibles. La barre d’admissibilité a été fixée à 6,65 sur 20, afin de permettre de prendre un nombre plus important d’admissibles pour les épreuves d’admission. Malgré le fait que la moyenne soit plus basse, ce qui est normal compte tenu de l’augmentation du nombre d’admissibles, les notes jusqu’au centième candidat sont meilleures qu’à la dernière session.
On observe la même tendance qu’à la dernière session concernant la répartition des admissibles par option. Sur 467 admissibles, on compte
Option A : 193 admissibles soit 41,32% des admissibles (42,1% en 2014)
Option B : 190 admissibles soit 40,7% des admissibles (même chose en 2014)
Option C : 84 admissibles soit 18% (17,2% en 2014)
On note donc un très léger recul de l’option A et une très légère progression de l’option C parmi les admissibles, donc finalement une configuration assez semblable à celle de la dernière session.
Les épreuves d’admission se déroulent actuellement au Lycée des métiers Jacquard, du 27 mai au 3 juillet 2015, date de la proclamation des résultats. Merci aux préparateurs de rappeler à leurs candidats de l’an prochain qu’ils doivent s’inscrire au concours 2016 sur internet. Leur dire également qu’ils doivent être titulaires d’un diplôme de Master 2 au moment de l’admissibilité. Merci également de faire savoir aux candidats malheureux à l’écrit qu’ils peuvent contacter la présidente (clairecharlot@wanadoo.fr) pour avoir un retour, mais uniquement pendant les épreuves d’admission, à savoir jusqu’au 2 juillet. Pour tout renseignement (retour, visite…), merci d’appeler la présidente au 06 13 64 60 50 et non le lycée car le directoire de l’agrégation ne dispose pas d’une ligne de téléphone directe. Pour les retours sur oraux, la procédure est la même mais les retours se feront au plus tard jusqu’à la fin du mois de novembre. Les candidats doivent communiquer dans leur courriel leur numéro de candidat. Claire Charlot
Présidente du jury de l’agrégation externe d’anglais
1 juin 2015 Communiqué commun à l’AFEA et la SAES concernant le déroulement de la session 2015 du CAPES externe d’anglais. A.Mioche, Président du Jury.
La session 2015 du CAPES externe d’anglais a vu le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche continuer d’afficher un objectif ambitieux de recrutement au travers d’une nouvelle augmentation du nombre de postes mis au concours, aussi bien pour le concours de recrutement de l’enseignement public, le CAPES à proprement parler, que pour le concours de recrutement de l’enseignement privé, le CAFEP, qui partagent les mêmes épreuves. D’une base de 790 postes au CAPES et 100 postes au CAFEP en 2012, on arrivait en effet cette année à 1225 et 178 postes respectivement.
Cette augmentation semble de prime abord ne s’être pas traduite par une augmentation du nombre de candidats présents aux deux épreuves. Au CAPES, en effet, ils étaient 1913 en 2013 pour 1050 postes et 2814 en 2014 pour 1000 postes. En 2015, ils n’ont été que 2663 pour 1225 postes. De la même manière, au CAFEP, on comptait en 2013 444 présents pour 120 postes ; en 2014, 589 pour 151 postes. En 2015, seuls 518 candidats ont composé aux deux épreuves pour 178 postes. Il convient cependant de garder à l’esprit que la session 2014 des deux concours était organisée en parallèle avec la session dite « exceptionnelle » de 2013. Parmi les admissibles de la session 2014 du CAPES, près du quart étaient des doubles admissibles. A considérer les inscrits à la seule session 2014, c’est-à-dire les trois quarts restants, une baisse apparente en 2015 masque donc en réalité une hausse de 550 candidats (+26%). Au CAFEP, le même type de calcul conduit à n’observer en 2015 qu’un léger fléchissement (-6,2%). Le premier constat est donc celui d’un attrait retrouvé ou maintenu du concours.
Le second constat, naturellement, est celui d’un décalage entre un tassement global du nombre des présents aux deux épreuves, en conséquence de la disparition du gonflement conjoncturel des effectifs en 2014, et l’augmentation importante du nombre de postes. Le concours parvient à attirer en réalité un nombre croissant (CAPES) ou quasi stable (CAFEP) de candidats, mais le volontarisme de la politique de recrutement paraît rencontrer ici les limites du vivier. Dans le même temps que baisse le ratio candidats/postes et qu’augmente la difficulté à pourvoir tous les postes, la réalité peu visible est la sortie d’une phase particulièrement aiguë de difficulté de recrutement. On ne saurait hâtivement la considérer comme un acquis, mais du moins doit-on la percevoir. A cette condition, on peut y trouver la confirmation d’une tendance qui s’amorçait timidement dès 2013 et qui semble récompenser le travail des candidats, de leurs préparateurs et du jury dans le contexte récent de la rénovation des épreuves.
S’agissant de ces dernières, on relève avec un optimisme mesuré que la proportion de copies très brèves – c’est-à-dire ne dépassant pas un feuillet double – à l’épreuve de composition en langue étrangère est en légère diminution cette année, passant d’un quart à un peu moins d’un cinquième, ce qui suscite néanmoins encore des interrogations. La richesse et la qualité du propos, que prend en compte la notation, ne peut qu’en être affectée, quand bien même une copie brève, mais informée, claire et pertinente peut avoir autant, voire plus, de mérite que d’autres copies plus fournies. Cette année encore, on redira donc l’importance d’engager dès la première année d’université l’apprentissage d’un large éventail de connaissances ainsi que des méthodologies utilisées en littérature et en civilisation, afin que les candidats ne se trouvent pas démunis devant un exercice de réflexion et de rédaction en anglais.
A l’épreuve de traduction, on note une progression des résultats vraisemblablement imputable au choix d’une version, sans pourtant que cela semble avoir aidé les candidats à s’acquitter des exercices de réflexion linguistique.
Dans l’une et l’autre épreuve, des écarts notables ont été relevés entre note moyenne et note médiane, la première étant sensiblement supérieure à la seconde (composition en langue étrangère, d’une part ; exercices de réflexion linguistique, d’autre part). Il y a donc lieu de penser que les meilleurs candidats tirent les résultats moyens vers le haut, mais qu’une certaine fragilité prévaut dans les rangs des autres candidats. Cela constituerait un indice supplémentaire de ce que les limites du vivier sont aujourd’hui atteintes.
Le jury a déclaré 1481 candidats admissibles au CAPES. Sous réserve des habituelles vérifications de recevabilité des candidatures, cela représente 55,6% des candidats présents. A barre sensiblement égale, 267 candidats sont admissibles au CAFEP, soit, sous la même réserve, 51,5% des présents. Ces proportions sont très comparables à celles des récentes sessions. Le total de 1748 candidats est certes à peine supérieur à celui de 2014, mais sans le bénéfice de centaines d’admissibles à une session parallèle.
Tous ces candidats seront accueillis à compter du 16 juin 2015 au lycée Georges Clemenceau de Nantes. La liste d’admission devrait pouvoir être arrêtée le vendredi 3 juillet. Antoine Mioche, Président du Jury
20 février 2015 communiqué de la part d’Antoine Mioche, président du jury du CAPES, au sujet de l’épreuve de réflexion linguistique et de traduction.
Chers collègues, En ma qualité de président du jury de CAPES externe d’anglais, je m’étais engagé à apporter en temps utile aux candidats et à leurs préparateurs des précisions sur la pondération accordée aux exercices de réflexion linguistique dans l’épreuve de traduction après la session 2014 (dite “rénovée”) du concours. Récemment assemblé en formation plénière, le jury a débattu sur ce point. Informé de la volonté manifestée par la Direction générale des Ressources humaines du Ministère d’ouvrir à nouveau, à compter de la session 2016, la possibilité aux CAPES de langues vivantes de recourir dans un sujet de traduction d’une même session à la fois au thème et à la version, il a jugé de bonne méthode de se prononcer sur la seule session 2015, où les épreuves resteront inchangées par rapport à 2014. Sa décision, dictée par le souci de ne pas introduire de changement intempestif à la veille, pour ainsi dire, d’un nouvel ajustement, est de maintenir à la session 2015 la pondération déjà retenue à la session dernière, à savoir 2/3 pour l’exercice de traduction (thème ou version) et 1/3 pour les exercices de réflexion linguistique. Il appartiendra au président du jury à compter de la session 2016 de communiquer aux candidats et à leurs préparateurs les décisions qui auront été prises en la matière. Avec mes meilleures salutations, Antoine Mioche
15 janvier 2015 : communiqué important de Claire Charlot, présidente du jury de l’agrégation externe d’anglais, au sujet de l’épreuve AGIR
(télécharger en pdf ici) Chères et chers collègues,
Comme vous le savez, l’arrêté du 25 juillet 2014 (NOR : MENH1417069A) a modifié l’arrêté du 28 décembre 2009 en supprimant des épreuves d’admission de l’Agrégation externe d’Anglais l’interrogation portant sur la compétence « Agir en fonctionnaire de l’Etat et de façon éthique et responsable ». L’annexe de cet arrêté (voir la version consolidée de cet arrêté publiée au Journal Officiel le 12 août 2014 – VII. Section langues vivantes étrangères – Anglais) restitue donc l’épreuve de Compréhension et Restitution dans sa configuration antérieure à celle de 2010.
Cependant l’esprit de l’épreuve AGIR n’a pas tout à fait disparu : il est précisé à l’article 1 que l’article 8 du 28 décembre 2009 est remplacé par les dispositions suivantes, qui introduisent le descriptif des épreuves orales d’admission sur le site du Ministère :
« … Lors des épreuves d’admission du concours externe, outre les interrogations relatives aux sujets et à la discipline, le jury pose les questions qu’il juge utiles lui permettant d’apprécier la capacité du candidat, en qualité de futur agent du service public d’éducation, à prendre en compte dans le cadre de son enseignement la construction des apprentissages des élèves et leurs besoins, à se représenter la diversité des conditions d’exercice du métier, à en connaître de façon réfléchie le contexte, les différentes dimensions (classe, équipe éducative, établissement, institution scolaire, société) et les valeurs qui le portent, dont celles de la République. Le jury peut, à cet effet, prendre appui sur le référentiel des compétences professionnelles des métiers du professorat et de l’éducation fixé par l’arrêté du 1er juillet 2013 ».
Il nous a été demandé de satisfaire à cette exigence dès la session 2015 (sans moratoire aucun, contrairement à ce que nous avions demandé). Le compromis étant que les présidents de jury (et non des partenaires, quels qu’ils soient, de la communauté universitaire) pourraient alors en définir les modalités. Une commission d’étude a été constituée au sein du jury à l’automne, afin d’envisager la meilleure façon de tester les compétences d’un futur enseignant sans demander de préparation spécifique aux candidats et aux préparateurs, à ce stade avancé de l’année. La proposition de cette commission a été validée par l’ensemble du jury lors de sa première réunion plénière, le 10 janvier dernier.
Il a été décidé que les questions relatives aux compétences attendues d’un enseignant seraient abordées durant l’Epreuve Hors Programme. Cette épreuve comporte le temps d’entretien le plus long des épreuves orales d’admission et la commission d’EHP entend l’ensemble des candidats, ce qui est un gage d’équité. La nature de ce temps de l’épreuve EHP sera d’ordre essentiellement professionnel, le candidat devant se projeter dans son futur métier d’enseignant, comme l’explique le texte ci-dessous qui accompagnera le dossier d’EHP lors de la préparation de cinq heures du candidat :
A l’issue de l’entretien en anglais sur le dossier d’Epreuve Hors Programme, vous vous appuierez sur le ou les document(s) que vous sélectionnerez pour proposer au jury, de façon concise et en français, une ou des piste(s) d’exploitation possible(s) en situation d’enseignement de votre choix (par exemple et entre autres : thèmes, objectifs langagiers, objectifs culturels, transdisciplinarité ; dimension éthique, etc.). Puis vous répondrez, en français, aux questions posées par le jury. L’ensemble n’excèdera pas cinq minutes.
Il est bien entendu que le jury sera extrêmement bienveillant et souple concernant la mise en œuvre de ces nouvelles modalités (comme il l’avait été lors de l’introduction de l’épreuve AGIR) et que les questions feront appel au bon sens des candidats. Il faudra conseiller à ces derniers de consacrer une vingtaine de minutes à ce temps de l’épreuve EHP (appelé « PROF ») dans le cadre de leur préparation de cinq heures en loge. L’évaluation fera partie intégrante de celle de l’EHP.
Je profite de ce message pour vous présenter mes meilleurs vœux pour 2015. Je vous prie d’agréer, chères et chers collègues, l’expression de mes sentiments très cordiaux.
Claire Charlot (Présidente de l’Agrégation externe d’Anglais)
AG de la SAES du 3 octobre 2014 : intervention de Bertrand Richet, président du jury du CAPES externe session exceptionnelle et de l’agrégation interne 2015
Société des Anglicistes de l’Enseignement Supérieur
Assemblée générale, samedi 4 octobre 2014
Agrégation interne
L’Agrégation interne a ceci de particulier qu’il s’agit d’un concours de promotion et non de recrutement.
Les candidats ont déjà été lauréats d’un concours et sont en poste dans un établissement, avec une charge élevée de travail, ce qui n’est pas sans incidence sur leur préparation, qui est globalement meilleure pour l’écrit que pour l’oral. La portée symbolique de la notation est aussi d’autant plus grande et il paraît difficile de donner des notes particulièrement basses pour des enseignants déjà en poste.
L’agrégation interne est aussi un concours extrêmement sélectif, notamment si on le compare à l’agrégation externe. En 2014, on compte pour le public 1690 candidats inscrits, 984 présents (60%), 138 admissibles (14%) et 63 admis. Seul un candidat présent sur 15 est donc déclaré admis à l’issue de l’oral.
Le rapport du jury est disponible en ligne sur le site du Ministère. Capes externe – Session exceptionnelle
Le Capes externe Session exceptionnelle a plusieurs caractéristiques.
La première est qu’il s’est étalé sur deux années successives, avec l’admissibilité en juillet 2013 et l’admission en juillet 2014. Entre temps, les candidats admissibles ont pu être confrontés au métier en qualité de contractuel. Il n’y a pas pour autant eu d’automatisme d’admission, l’oral ayant joué pleinement son rôle. Il ne s’agissait aucunement d’une session de rattrapage.
La deuxième est que les épreuves étaient exactement de même nature que celle du Capes externe 2013. C’est donc un concours classique et sélectif.
La troisième est que la présence de deux autres sessions (Capes 2013 « ordinaire » et Capes 2014 rénové) a abouti à un nombre assez conséquent de doublons, qui a amputé d’autant les listes d’admis pour la session exceptionnelle et la session rénovée.
On a dénombré pour le concours public 4739 inscrits, 3125 présents (65%), 1916 admissibles (61%) et 824 admis (de 22 à 62 ans), pour 1260 postes proposés. Il n’a pas été possible de faire le plein en raison d’un vivier insuffisant, ce qui ne change rien à la pénurie d’enseignants devant les classes, qui implique le recrutement de contractuels pour lesquels la formation ne peut être assurée de la même manière.
Le Président tient à souligner le remarquable engagement du jury pendant ces deux années de fonctionnement. Le travail s’est toujours déroulé dans une excellente ambiance, ce qui a permis d’accueillir les candidats dans les meilleures conditions, avec l’appui constant et efficace du lycée Montchapet et des services du Rectorat de Dijon.
AG de la SAES du 3 octobre 2014 : bilan de la session 2014. Intervention d’Antoine Mioche, président du jury du CAPES externe rénové 2014
AG de la SAES du 3 octobre 2014 Intervention d’Antoine Mioche, président du jury du CAPES externe rénové 2014
mai 2014 : bilan de la session écrite du CAPES externe d’Anglais 2014
Communiqué commun à la SAES et à l’AFEA concernant le déroulement de la session 2014 du CAPES externe d’anglais (concours rénové) Document transmis par M. Antoine Mioche, Président du jury du CAPES externe d’Anglais Un premier enjeu de cette session 2014 était de veiller à la meilleure information possible des candidats et de leurs préparateurs sur la nature des épreuves rénovées. Le second a été, et demeure, une compréhension partagée par chacun des membres d’un jury nombreux, non seulement des attentes légitimes au regard des exercices désormais proposés, mais aussi des instruments d’évaluation, tant à l’écrit qu’à l’oral. La SAES et l’AFEA ont joué un rôle important dans la diffusion de l’information dans les cercles universitaires. Qu’elles en soient ici chaleureusement remerciées. Le jury, pour sa part, a démontré l’engagement et la liberté qui sont les siens en menant au fil des mois une réflexion collégiale sur l’actualisation de sa réflexion et de ses pratiques. A en juger par les résultats de l’admissibilité, les efforts conjugués des uns et des autres ont permis que s’engage ce que l’on peut espérer être une transition sans heurts. Qu’il s’agisse du concours de recrutement de l’enseignement public (CAPES) ou du concours de l’enseignement privé (CAFEP), on constate à chacune des épreuves, qui sont communes, une augmentation de la moyenne des candidats admissibles de l’ordre de deux points sur vingt. Assurément, un tel résultat s’explique en partie par la présence parmi les candidats des admissibles de la session exceptionnelle dite « 2013-II » ou encore « 2014 anticipée », mais l’on aurait probablement tort d’exagérer le poids dans cette évolution d’une part des présents qui s’est limitée à 20-25%. De la même manière, il faut probablement prendre en compte l’augmentation notable du nombre de candidats présents pour un nombre à peu près stable de postes. Au CAPES, ils étaient 1913 en 2013 pour 1050 postes ; en 2014, ils ont été 2874 (+50,2%) pour 1000 postes. Au CAFEP, on comptait à la session dernière 444 présents pour 120 postes ; 589 candidats (+32,6%) ont composé en 2014 pour 151 postes. C’est donc en partie aussi par un effet mécanique, le ratio candidats/postes augmentant, que la moyenne des admissibles a pu s’élever. La part faite à ces facteurs conjoncturels, on observe aussi une augmentation de la moyenne des candidats non éliminés (pour absence, copie blanche ou zéro éliminatoire à l’une au moins des épreuves) dans leur ensemble, admissibles et non admissibles, qui est de l’ordre d’un point sur vingt. Les résultats donnent donc à penser que les candidats, qu’ils se soient ou non présentés au concours ancienne manière, n’ont pas été déstabilisés par les épreuves rénovées. Comme ces dernières années en commentaire dirigé, on relève en 2014, non sans un certain étonnement, une proportion notable de copies très brèves à l’épreuve de composition en langue étrangère : la longueur d’un quart d’entre elles ne dépasse pas le feuillet double. La richesse et la qualité du propos, que prend en compte la notation, ne peut qu’en être affectée. Cette année encore, on redira donc l’importance d’engager dès la première année d’université l’apprentissage d’un large éventail de connaissances ainsi que des méthodologies utilisées en littérature et en civilisation, afin que les candidats ne se trouvent pas démunis devant un exercice de réflexion et de rédaction en anglais. S’agissant de la seconde épreuve, il apparaît que l’augmentation des notes relève à parts sensiblement égales de la traduction et des exercices de réflexion linguistique. Il semblerait, dans ce dernier cas, que l’inscription plus explicite de la réflexion dans une perspective d’exercice futur du métier ait contribué à mieux faire percevoir aux candidats le sens de ce qui leur est demandé, le résultat étant des prestations dans l’ensemble plus probantes. Pour ce qui est de la traduction, on peut faire l’hypothèse que les candidats ont été plus focalisés, et de la sorte mieux à même de mobiliser leurs connaissances et leurs compétences, face à un texte unique, si exigeant qu’il ait pu être. Le jury a déclaré 1477 candidats admissibles au CAPES, ce qui représente 51,39% des candidats présents et non éliminés. A barre égale, 269 candidats sont admissibles au CAFEP, une proportion de 45,67% des candidats présents et non éliminés. Tous ces candidats seront accueillis à compter du 18 juin 2014 au lycée Georges Clemenceau de Nantes. La liste d’admission devrait pouvoir être arrêtée le samedi 5 juillet en vue d’une publication le lundi suivant. Compte tenu des résultats encourageants de l’écrit, ainsi que de la présence d’un contingent non négligeable de candidats susceptibles d’être admis à l’une comme à l’autre des sessions exceptionnelle et rénovée du CAPES/CAFEP, le jury envisage d’établir une liste complémentaire dans la mesure où les notes finales des candidats le permettront. Seuls trois quarts environ de l’augmentation des présents à cette session sont imputables aux admissibles de la session exceptionnelle. On peut donc estimer à quelque 13% l’augmentation des présents à inscription unique. Il est sans doute permis d’y voir un autre signe encourageant pour l’avenir du concours et, plus généralement, du recrutement des professeurs d’anglais dont l’Ecole a besoin.
CAPES 2013, session "ordinaire" : informations fournies par M. A. Mioche, 4 octobre 2013
Intervention de M. Antoine Mioche, Président du jury du CAPES externe d’Anglais, à l’AG de la SAES du vendredi 4 octobre 2013. - Déroulement de la session 2013 “ordinaire” du CAPES externe d’anglais. - Informations complémentaires fournies par M. Antoine Miocheconcernant la session 2014 du CAPES externe d’anglais.
Informations concernant le déroulement des écrits de la session "2013.2" du CAPES externe fournies par M. B. Richet, président du jury du CAPES externe 2013-2
Intervention de M. Bertrand Richet, Président du jury du CAPES externe d’Anglais “2013.2”, à l’AG de la SAES du vendredi 4 octobre 2013. - Déroulement des écrits de la session 2013.2 du CAPES externe d’anglais.
Informations concernant les sessions 2013 et 2014 du CAPES fournies par M. Antoine Mioche, Président du jury du CAPES externe d’Anglais (mai 2013)
Intervention de M. Antoine Mioche, Président du jury du CAPES externe d’Anglais, à l’AG de la SAES du samedi 18 mai 2013 à Dijon Voir ci-joint les documents concernant les informations suivantes : - Déroulement de la session 2013 du CAPES externe d’anglais. - Informations concernant la session 2014 du CAPES externe d’anglais.
Intervention de M. François Monnanteuil, président du jury de CAPES, à l’AG de la SAES du samedi 21 mai 2011
Déroulement de la session 2011 du CAPES externe d’anglais La session 2011 de tous les CAPES externes se caractérise par une forte baisse du nombre des inscrits (-27%) et des candidats qui ont vraiment composé (51% des inscrits seulement). Plusieurs facteurs contribuent à expliquer cette situation : les nouvelles conditions administratives d’inscription, le calendrier du concours, qui pouvait donner l’impression qu’il y avait deux sessions dans la même année 2010, l’effet de nouveauté des épreuves qui a pu amener certains candidats potentiels à attendre que les épreuves soient bien établies pour engager le lourd travail de préparation au concours. La DGRH du ministère indique aussi qu’au cours des 20 dernières années, il y a toujours eu une baisse des inscriptions chaque fois qu’était annoncée une réduction du nombre de postes mis au concours. Si cette baisse des candidats devait se confirmer dans les années à venir, il faudrait sans doute s’interroger sur l’attractivité du métier de professeur de lycée et de collège, comparé à celui de professeur des écoles, par exemple. Le CAPES d’anglais n’échappe pas à cette situation : 790 postes au lieu de 900, -25% d’inscrits, 51% des inscrits qui se présentent aux épreuves. Ces variations sont dans la moyenne de tous les CAPES. Pour autant, il n’y avait à l’écrit que 2,1 candidats par poste, alors qu’il y en avait 7 en italien, 5 en espagnol, et, il est vrai, 1,7 en allemand. Le vivier des étudiants qui cherchent à devenir professeurs d’anglais n’est, à l’évidence, pas très fourni. Il faudrait analyser les situations locales pour bien comprendre pourquoi il y avait une quarantaine de présents dans des académies a priori aussi différentes que Caen, la Martinique et Rennes. L’étude du nombre de présents aux épreuves par académie fait ressortir deux phénomènes. D’abord, l’anglais est présent partout, y compris dans des régions où on pourrait penser que les étudiants intéressés par les langues vivantes se tourneraient plutôt vers des langues de proximité. Ainsi y avait-il 100 présents à Aix et 68 à Nice alors qu’ils n’étaient, respectivement, que 49 et 31 pour le CAPES d’italien. 61 candidats se sont présentés au CAPES d’anglais à Strasbourg ; ils n’étaient que 31 pour l’allemand. Par ailleurs, le nombre de candidats présents dans les territoires non-hexagonaux (97 à La Réunion, 45 en Martinique, 20 en Nouvelle Calédonie, 15 en Polynésie, 12 en Guyane) souligne la fonction de promotion sociale et d’intégration que remplit le CAPES. C’est manifestement une vertu de notre système de concours nationaux. Avec 2,1 candidats par poste, le jury avait, dès l’écrit, le ratio de présents habituel à l’oral. Il a choisi de ne pas pour autant minorer le rôle de l’écrit et a procédé à l’établissement des barèmes et à la double correction des copies avec sa précision et sa vigilance coutumières. Comme c’est le même binôme de correcteurs qui évalue les trois parties de chaque copie de la seconde épreuve (thème, version et explication des choix de traduction), une journée de correction sur place a été organisée sous la conduite des collègues spécialistes de linguistique pour aider tous les correcteurs à se familiariser avec le barème des choix de traduction. Dans les deux épreuves, les correcteurs ont eu la satisfaction de trouver très peu de copies blanches, ce qui suggère que les candidats qui se sont effectivement présentés avaient vraiment préparé le concours. Malgré l’absence de programme, l’application des critères habituels de correction pour le commentaire dirigé a donné des résultats analogues aux années antérieures. En gardant quasiment la même barre d’admissibilité que les 5 années antérieures (5/20 comme en 2007, contre 5,1 en 2008, 2009 et 2010), le jury a pu déclarer admissibles 69% des présents (de 64 à 67% dans les 5 années antérieures). Il y a donc 1142 admissibles pour les 790 postes du CAPES et 136 admissibles pour les 100 postes du CAFEP, avec la même barre d’admissibilité qu’au CAPES. Le jury n’a, naturellement, aucun a priori sur le nombre des candidats qui pourront être reçus, ce qui doit inciter tous les admissibles à préparer soigneusement l’oral pour se donner les moyens de faire de leur mieux. Ceux qui ont déjà été admissibles à des sessions antérieures devront faire attention aux nouvelles définitions des épreuves, notamment pour la leçon. La première partie reprend la synthèse exigée précédemment dans l’ancienne « épreuve en langue étrangère », mais dans un temps de passage et de préparation plus court. La seconde partie amènera les candidats à définir des objectifs qui pourraient être retenus dans une séquence pédagogique. Lorsque l’un des documents proposés pour la leçon sera une vidéo, les candidats pourront le consulter sur un MP4 pendant tout leur temps de préparation.
Le dossier proposé par le jury pour la première partie de la seconde épreuve (« épreuve sur dossier ») comportera un document audio, afin que soit mobilisée la capacité des candidats à comprendre la langue orale, qui est si importante pour l’apprentissage de l’anglais.
Comme la nouvelle maquette ne limite plus à 1/3 de la note la part accordée à l’évaluation de la langue orale proprement dite, le jury a élaboré une grille d’évaluation associant pertinence du contenu et qualité de la langue orale. Cette grille sera utilisée dans les deux épreuves. Elle évitera que des notes élevées soient attribuées aux candidats qui feraient des analyses pertinentes sans maîtriser correctement l’anglais comme à ceux qui présenteraient dans un excellent anglais une réflexion superficielle. Au total, le jury s’efforcera de conjuguer au mieux les nécessités du recrutement et l’indispensable exigence de qualité. F. Monnanteuil Président du jury du CAPES externe d’anglais
Précisions concernant le CAPES à partir de 2011
Le jury du CAPES s’est réuni le 5 novembre 2010 et s’est penché sur les questions concernant la sous-épreuve choix de traduction / faits de langue pour la session 2011. Voici donc quelques précisions sur la présentation de l’argumentation des candidats dans leur copie. Les attentes touchant au contenu ne sont pas modifiées. Informations de Christelle Lacassain-Lagoin, responsable de la commission choix de traduction/ faits de langue. Précisions pour la sous-épreuve de choix de traduction/ faits de langue - le jury accepte les abréviations courantes des termes
linguistiques suivants : · GN / SN : groupe nominal / syntagme nominal. · GV / SV : groupe verbal / syntagme verbal. · RP : relation prédicative. · COD / COI : complément d’objet direct / complément d’objet
indirect. En revanche, les abréviations qui relèvent de la prise de note courante ne
seront pas acceptées ; exemple : “prop°” pour “proposition”, “vb” pour
“verbe”. - le jury accepte une présentation abrégée de chacune des 3 sous-parties ; exemple de présentation abrégée : · *description * : GN composé de l’article THE et du nom dénombrable
singulier house. · *problématique * : choix et valeur de l ?article dans ce contexte. · *analyse * : THE est un opérateur de fléchage, etc. Attention : les phrases ne doivent pas être de style télégraphique ! · Une présentation par tirets ne sera acceptée que si elle est rédigée, les liens logiques clairement explicités, et les articulations entre les arguments mises en évidence. Toute argumentation qui se présentera comme une suite d’idées juxtaposées les unes à côté des autres sera
sanctionnée.